Ca Lève, ca Lève !
UnTout autour de moi, mes amis entrepreneurs lèvent pour leur business des capitaux, à des valorisations qui ne sont pas sans rappeler 1999 et 2000 , que ce soit par exemple (loin d'être exhaustif) :
- Pour de la techno web : Oslight (Gilles Babinet), Vpod tv (Rodrigo Sepulveda).
- Pour de l'e-commerce : Sarenza (Francis Lelong et Franck Zayan), Glowria (Mihai Crasneanu).
- Pour des business plus "classiques" : dans l'animation et l'exploitation de droits dérivés, Cyber Groupe Animation, de mes amis Pierre Sissmann et Dominique Bourse. Dans l'énergie éolienne, la société PerfectWind (Eric Scotto).
En 2001, quand j'ai du refinancer Photoways, c'était au pire moment, avec une valorisation qui ferait doucement rigoler aujourd'hui, et qui a entraîné pour moi une très forte dilution ! Mais je n'avais pas le choix, c'était comme cela.
Plus jamais ça ! Il vaut mieux ne pas faire appel à des capitaux risqueurs quand on est en forte position demandeuse par exemple, quand c'est une question de vie ou de mort, cas de Photoways en 2001).
Dans la création de richesse personnelle, le timing est un levier absolument essentiel ! Si j'avais pu me payer le luxe d'attendre 24 mois pour relever des fonds avec Photoways, je possèderais au minimum 2 fois plus de % du capital qu'actuellement. En terme industriel, je ne regrette absolument rien et ça ne change rien, car Photoways est bien devenu le leader européen que je souhaitais, mais c'est juste que je n'ai pas pu optimiser ma situation personnelle. No big deal anyway.
Actuellement, tout a changé, le timing est idéal et le contexte extrêmement favorable pour des entrepreneurs expérimentés avec de bonnes idées : les investisseurs ont de l'argent, beaucoup d'argent, et ils ont faim, ils sont prêts à investir !
Et quand l'argent est là, dans de très bonnes conditions, il ne faut pas se poser de questions, il faut le prendre !
Quelle belle époque ! Amis entepreneurs, foncez !
J’aimerai solliciter votre avis…Cela a-t-il un sens pour une société e-commerce de vouloir exploiter plusieurs marques différentes dans plusieurs pays (e.g PC-Affaires.com pour la France, PC4Less.com pour l’Angleterre etc). N’y a-t-il pas de nombreux points négatifs ?
Posted by: J. | July 07, 2006 at 12:18 PM
Pour répondre à votre question en toute humilité (même si ce n´est pas moi que vous sollicitez), je dirais qu´il importe assez peu que la marque soit identique au niveau européen. Le plus important est que son nom soit immédiatement lisible par le consommateur sur son marché; SAUF si ce même consommateur peut être amené à effectuer des achats depuis des pays différents (si par exemple vous targetez une clientèle d´affaires, ou des touristes). Dans ces cas-là, il importe dans le e-commerce que la marque soit identique au niveau international, et dans le monde réel qu´elle se prononce de la même façon (par exemple, Danone s´écrit Dannon aux USA).
En espérant avoir contribué ne serait-ce que modestement à étayer votre réflexion...
Posted by: Jeremy | July 11, 2006 at 11:01 AM
Jeremy/ Merci...Quid des coûts marketing, n'y-a-t-il pas d'économies d'echelle à développer une marque unique qui serait lisible sur chaque marché? Pour un acquéreur potentiel (industriel...) n'est-ce pas un handycap à l'intégration?
Posted by: J. | July 11, 2006 at 09:51 PM
Je ne crois franchement pas qu´il y ait de grosses économies d´échelles à développer une marque unique: le coût est simplement graphique (faire des bannières et pubs différentes, modifier les mots dans les docs, etc.). Tout le reste peut être identique (design du site, équipes centralisées, etc.), et vous bénéficiez quand même d´économies d´échelles, au nom du groupe, sur les achats d´espaces de promotion.
Quant à l´exit, le problème est le même, ou plutôt n´est pas. Si le business est très domestique (par exemple achat de PC, comme vous le signalez) et qu´il ne nécessite pas de marque européenne (car la clientèle n´est pas plus mobile et le marché n´est global), alors les investisseurs n´en ont que faire que vous opériez sous plusieurs marques (chacunes adaptées à leur zone). Au contraire, cela peut se révéler être un atout dans le futur. Imaginez qu´un industriel allemand souhaite vous reprendre votre division allemande, et bien vous la lui cédez joyeusement sans que ni lui ni vous n´ayez à modifier en profondeur votre portefeuille de marques.
Je ne suis pas l´oracle ni la Bible, ni très expérimenté dans le domaine, ce sont donc de modestes conseils et je pense que des entrepreneurs chevronnés (comme Michel) pourront très largement contribuer à nourir notre discussion.
Posted by: Jeremy Fain | July 21, 2006 at 03:52 PM
Jeremy/
Des groupes comme Nestlé ont cédé de nombreuses marques "locales" car en général le % d'Ebitda de ces sociétés est plus faible que les marques de dimension au moins européenne car le coût marketing en % y sont plus importants...
Posted by: J. | July 21, 2006 at 05:56 PM
Certainement, mais Nestlé fait du marketing offline, pas online. Sur Internet, les coûts de pluralité sont bien moindres et les économies d´échelles plus facilement réalisables.
Maintenant, si ton avis est déjà tranché...J´essaie simplement de répondre à ta question initiale de façon sensée et du mieux que je puisse.
Posted by: Jeremy Fain | July 21, 2006 at 06:19 PM