J'étais hier invité à visiter l'usine Aston Martin à Gaydon, près de Birmingham au UK, là où toutes les voitures de la marque sont construites à la main, à raison d'une trentaine par jour environ.
L'usine historique de Newport Pagnell (à quelques kilomètres de Gaydon), qui construisait jusqu'à peu encore la Vanquish, est désormais fermée (seul reste le "works service" qui restaure les voitures à la demande). La dernière voiture, qui restera propriété de la firme, ayant été produite durant l'été.
Je venais à Gaydon le lendemain ou le chairman et repreneur d'Aston Martin, David Richards, venait d'être rescapé d'un accident d'hélicoptère en rentrant du Grand Prix de Belgique. Ce même week-end où le pilote de rallye Colin McRae décéda dans un autre accident d'hélicoptère qui lui fut malheureusement fatal.
Je me retrouve avec un groupe de 3 ou 4 australiens dont un est d'ailleurs venu spécifiquement pour visiter l'usine ! Il faut être passionné !
Dans cette usine ultra-moderne construite en 2004, l'arrivée dans le hall de réception est déja une expérience sensorielle en soi : vaste espace lumineux avec grandes baies vitrées, sol et comptoir en marbre, mobilier contemporain design (notamment les chaises "Barcelona" de Mies van der Rohe), superbes tableaux du photographe-artiste Rene Staud sur les véhicules de la marque (à qui l'ont doit notamment les superbes photos du roadster Vantage en Islande, cf photo à droite), etc...
On palpe et on ressent nettement dans cet espace les valeurs de la marque : du luxe sans ostentation, de la classe, du design. L'architecte a fait un excellent travail de traduction.
Ulrich Bez, le PDG d'Aston depuis 2000, a d'ailleurs fait du renforcement de l'image et du statut de la marque le point central de sa stratégie, et ça commence par le moment où le visiteur franchit la porte du siège. Par souci de cohérence, on retrouve d'ailleurs dans les concessions de la marque (ie celle de l'av Franklin D. Roosevelt à Paris) ce même sol en marbre, ce même mobilier design, ces mêmes murs blancs ornés de tableaux René Staud. Même cette belle sensation d'espace est codée, puisque les concessionnaire doivent impérativement allouer un minimum de 40M2/véhicule exposé ! L'importateur français (Auto Performance SA) avait d'ailleurs maugréer dans la presse sur les très lourds investissements qu'Aston l'obligeait à faire...
Un produit de luxe se doit d'avoir un univers adéquat, les points de contact entre la marque et le consommateur doivent être particulièrement travaillés, aussi bien en ce qui concerne l'environnement physique que le personnel. Ainsi, ne devient pas employé d'une concession Aston qui veut : il faut être adoubé par la marque elle-même et, bien entendu, recevoir un training en fonction. Avec une main de fer sur le design des concessions partenaires et le niveau de leurs collaborateurs, Ulrich Bez s'assure ainsi que le "last mile relationnel" de la marque est parfaitement en accord avec les standards qu'il souhaite.
1500 personnes travaillent ici au siège, dont plus de 70% à la production des voitures proprement dite dans une usine à la propreté clinique ! Les voitures étant construites à la main (il y a en tout et pour tout un seul robot, surnommé "James the Bonder" : en français, même si le jeu de mot ne rend rien, c'est James le colleur, car son job est en effet de coller les morceaux de carosserie, technologie issue de l'aéronautique), les techniciens sont forcément très qualifiés. Quasiment tous portent un beau polo noir avec le logo ailé Aston Martin et leur nom brodé dessus. Motivation et fierté évidente à appartenir à l'une des marques les plus prestigieuses et mythiques du monde.
Les voitures passent d'une station de travail à l'autre en 22 minutes exactement, chaque station étant staffée par 2 techniciens qui s'affairent avec calme et précision sur leurs tâches. Notre hôte, un ancien ingénieur chassis de Jaguar qui a intégré Aston il y a environ 1 an, insiste tout particulièrement sur la zone peinture : ces opérations prennent la bagatelle de 50 heures à elles seules par voiture, soit la totalité de ce qui est nécessaire pour construire une Porsche 911, nous précise t-il avec fierté. Et c'est vrai que la carosserie des Aston modernes a quelque chose de vraiment très particulier qui contribue beaucoup à leur classe. Pour assurer une peinture parfaitement uniforme, chaque voiture est peinte avec un seul même lot de peinture et toutes les pièces sont peintes en même temps (manuellement comme il se doit).
L'usine d'assemblage est divisée en 2 partie, une pour les Vantage (coupé et Roadster), l'autre pour les DB9 (idem, coupé et Volante) ainsi que sa dérivée qui couronne dorénavant la gamme Aston et dont j'ai parlée ici, la nouvelle DBS. Au hasard de la visite, j'en repère 3 en construction, dont une en couleur "Lightning Silver", absolument unique et exclusive à la DBS, sur laquelle je tombe réellement raide amoureux ! A ce stade, ce sont uniquement des voitures de démonstration, les 1er clients ne devraient pas être livrés avant mars 2008.
La partie sellerie respire encore nettement l'artisanat de luxe avec notamment ces couturières affairées sur leurs machines à surpiquer le cuir ! Ce n'est d'ailleurs plus du fameux Conolly, j'apprends que la firme anglaise a fait faillite il y a quelques années, les cuirs viennent maintenant d'Autriche ou d'Ecosse.
La toute dernière opération de la chaîne consiste traditionnellement à apposer le logo Aston sur la carosserie. Cela n'est fait que quand l'inspection finale minutieuse ne révèle aucun défaut.
Les moteurs sont quant à eux montée en Allemagne dans une usine spécifique possédée en propre par Aston Martin. Ils sont aussi fabriquées à la main, par une seule personne qui signe son travail.
Et à l'extérieur, croyez-vous que le parking collaborateurs soit bondé d'Aston ? Que nenni, seul le CEO a droit a une company car Aston, les direct reports n'ayant droit qu'à un Range Rover, puis au niveau en dessous ce sont des Ford Mondeo, etc. Notre hôte nous précise qu'il roule lui en Ford Mustang !
J'ai néanmoins pu apercevoir dehors une sacrée brochette d'Aston comme je n'avais jamais vue, à destination de la presse automobile (ci-dessous).
Petite déception cependant, on aurait pu imaginer qu'Aston remettait à ses visiteurs un petit souvenir de cette visite exceptionnelle, et bien non, rien de rien ! Une petite attention finale supplémentaire de ferait pas de mal à mon sens et constituerait un superbe souvenir d'une visite par ailleurs exceptionnelle : un livre sur l'histoire de la marque, un modèle réduit dédicacé, un polo Aston, etc...
Et à propos de relation client, l'un des participants à la visite (australien) relatait que quelque temps après son achat il avait reçu un appel du service marketing qui avait passé près d'une heure au téléphone pour s'enquérir in extenso de sa satisfaction sur une longue liste de points. Aston écoute ses clients.
Nota : si je ne vous fournis aucune photo de l'usine elle-même, c'est bien entendu que cela était strictement interdit, ce qui se comprend !


Sympathique résumé, même si je suis personnellement plus sensibilisé par le charme dans l'ancienne DB5 (celle de James) ;-)
Par contre, si la peinture prend autant de temps que l'assemblage complet d'une Porsche 911, je ne sais pas si c'est pour souligner qu'il prennent vraiment soin de la peinture, ou s'ils veulent mettre en avant la capacité de Porsche à produire rapidement des véhicules avec des standards de qualités élevés !
Posted by: Thomas Faivre-Duboz | September 17, 2007 at 10:19 PM
J'aime aussi bcp la DB5 !
Sur l'autre point, on peut en effet voir cela de 2 façons, soit Aston y passe bcp de temps, soit Aston y passe trop de temps car insufisamment productif.
Ceci étant, de visu, je préfère les réflets bien plus travaillés des peintures Aston que ceux des Porsche. Comme quoi, le temps passé a qd même un résultat bien visible.
Posted by: Michel de Guilhermier | September 17, 2007 at 10:32 PM
Salut Michel,
Ca fait longtemps que tu evoque Aston Martin dans ton blog, et cela m'interpelle. En as-tu une ? Si non comptes-tu t'en acheter une ?
Si non, cette marque a-t-elle un rapport avec Inspirational Stores ?
Posted by: Nico | September 18, 2007 at 06:20 AM
Sympathique excursion, et agréablément résumée. Tu vas finir par me convertir !
Posted by: L-C | September 18, 2007 at 10:01 AM
Beau reportage qui m'a entre autre permis d'apprendre que la légende Connolly s'est éteinte après 125 ans d'existence.... Concernant l'usine, dommage effectivement qu'il n'y ait pas de souvenir en fin de visite, c'est un détail mais un détail qui compte quand on pense a l'exclusivité de ces voitures et au fait que des clients viennent même d'Australie pour visiter l'usine. On peut espérer que ce genre de fausse note seront corrigées avec le temps au même titre que la clé de contact Aston Martin identique a celles des...Ford Fiesta.
Posted by: Mathias | September 18, 2007 at 10:32 AM
Michel, je lis souvent votre blog par intérêt professionnel : c'est pragmatique et froid, je suis souvent assez d'accord avec ce qui s'y dit, parfois un peu heurté aussi... Mais là, à titre personnel, bravo, tout y est, l'ambiance, la passion... tout. Je suis fan d'Aston depuis que gamin, j'ai vu une V8 Vantage me passer sous le nez. Le coup de foudre total. Les valeurs de cette marque respirent la noblesse, et peu importe s'il y a du marketing derrière... Pas de brutalité à la Porsche, pas d'ostentation clinquante à la Ferrari. Juste de la passion et de l'excellence. Vraiment bravo pour ce beau voyage matinale de quelques minutes.
Personnellement, je rêve de l'inaccessible : une DB4 Zagato :-)
Sinon, une TVR Cerbera, c'est bien aussi...
Posted by: Jean-Philippe (Vaporware) | September 18, 2007 at 10:53 AM
Bonjour Michel,
une question qui me taraude tout de même pas mal: comment fait-on pour se faire inviter chez Aston?
Suffit-il d'en acheter une? Tout simplement...
Posted by: Antoine | September 18, 2007 at 12:23 PM
Salut Lucien Charles, je serais heureux si j'arrivais à te faire craquer pour une Aston !
Tu gardes tes fefe pour le sport, tu te prends une Aston pour la classe !
Antoine, pour aller chez Aston, faut leur demander. Au besoin, on peut arguer qu'on souhaite en acheter une...
Jean Philippe, les TVR ont des performances impressionnantes, mais j'ai des doutes sur la pérénnité de la firme. Pas sûr qu'elle existe encore dans quelques années (je crois même qu'elle est actuellement en faillite). Aston a été en faillite 2 ou 3 fois, mais sa forte image a fait qu'il s'est toujours trouvé un riche acheteur pour reprendre la marque.
TVR ne jouit pas de la même aura.
Posted by: Michel de Guilhermier | September 18, 2007 at 12:40 PM
Il est clair que TVR est en survie depuis longtemps et je crois aussi que la marque est au bord du gouffre... C'est dommage. Mais pour exister sur ce secteur, il faut une image à véhiculer, une légitimité et une histoire à raconter, on est loin du domaine du raisonnable... Aston Martin pérennise une façon de voir et de vivre l'automobile, peut-être totalement décalée aujourd'hui : les carrosseries sont faites et assemblées à la main, il y la plaque avec le nom de l'ingénieur qui a assemblé le moteur. Je me souviens d'un beau décalage : le garage de réparation Auto-Performance, sur la nationale 305 à Ivry sur Seine, en pleine banlieue historiquement rouge : la façade ne payait pas de mine, et il était vraiment impressionnant de voir les mécaniciens en tenue nickel chrome. Et quand par bonheur ils démarraient un moteur...
Posted by: Jean-Philippe (Vaporware) | September 18, 2007 at 02:21 PM
Quel reve de voir toutes ces Aston Martin ... et dire que je suis à moins de 45min de l'usine ! En tout cas, merci pour ce mini reportage ... je continue toujours à rever devant la beaute de ces voitures ! Maybe one day ...
Posted by: Ludovic | September 19, 2007 at 03:46 AM
Voilà une bonne idée de destination ! qui fait rêver ...
Personnellement, j'aime bien la DB5 mais seulement si le Sean Connery de l'époque est au volant ;-) sinon je choisirais plutôt une Porsche 356 Speedster. La première Aston à m'avoir vraiment fait craquer a été la DB7.
C'est clair que pour la Classe, il n'y a pas d'équivalent mais pour le sport, moi je prendrais plutôt une p'tite Corvette.
Posted by: Pepita | September 19, 2007 at 07:00 AM
pepita, idem pour moi ! Je suit reste scotche il y a un peu moins de 15 ans sur la db7.
Posted by: Michel iPhone | September 19, 2007 at 07:53 AM
Je viens de voir "la brochette", pas plus tard qu'hier matin...
Effectivement, des voitures impressionnantes, bien que pas tape à l'oeil du tout.
La DBS est finalement assez petite (anecdote: un des ingénieurs qui a fait quelques 600km au volant d'un prototype DBS m'a déclaré n'avoir pas tant pris de plaisir à rouler (s'entends, autant que NOUS à sa place)..."à cause d'un temps pluvieux/lourd/pesant" (...).
Pour autant, une voiture au gabari assez discret, mais au moteur proprement rugissant: l'entendre monter une cote sinueuse à 1 heure du matin, c'est un peu comme entendre l'ennemi charger au combat...c'en est effrayant!. Le moteur est un bijou high-tech, entre l'objet à la star Trek et ..le jouet, en couleur/formes/et matières.
Pour les couleurs: j'ai regretté de ne pas prendre le temps d'en photographier une, timide seule sur un parking deserté: un modèle blanc, comme nacrée, garée à coté d'un arbrisseau. Je crois que c'était la femelle de la DBS olive, assez virile, que j'ai pu admirer pendant une heure auparavant.
L'habitacle est assez étroit, et luxueux: c'est fait pour durer plusieurs vies, alors si vous en achetez une, renseignez-vous aussi sur les gouts de vos enfants...et par pitié, oubliez les gris, qui polluent notre environnement visuel (la couleur la plus prisée par monsieur-tout-le-monde, et sans conteste la plus présente sur nos asphaltes.
Dernier point: voyagez leger, et seul, car avec un gros sac, la roue de secours finira sur le siège conducteur (véridique).
C'est de la bagnole de rêve, c'est sur, mais je ne plaint pas les riches acheteur qui doivent patienter, même si je trouve que de tels délais sont peu justifiés aujourd'hui...
Et la consommation? (oui, c'est peutètre un détail, mais en panne au fin fonds de contrées rurales, ça peut faire reflechir) il vaut mieux tenter de la deviner soi-même; l'essence est un vrai tabou pour les ingénieurs de la marque, qui insistent pour affirmer qu'elle ne consomme pas tant que ça...vu l'engin.
Voilà quelques mots sur ma rencontre récente avec les DBS.
en un mot: waowwwww! vivement que je sois riche.
Posted by: LO | October 17, 2007 at 03:58 PM
Je viens de voir "la brochette" de DBS, pas plus tard qu'hier matin...
Effectivement, des voitures impressionnantes, bien que pas tape à l'oeil du tout.
La DBS est finalement assez petite (anecdote: un des ingénieurs qui a fait quelques 600km au volant d'un prototype DBS m'a déclaré n'avoir pas tant pris de plaisir à rouler (s'entends, autant que NOUS à sa place)..."à cause d'un temps pluvieux/lourd/pesant" (...).
Pour autant, une voiture au gabari assez discret, mais au moteur proprement rugissant: l'entendre monter une cote sinueuse à 1 heure du matin, c'est un peu comme entendre l'ennemi charger au combat...c'en est effrayant!. Le moteur est un bijou high-tech, entre l'objet à la star Trek et ..le jouet, en couleur/formes/et matières.
Pour les couleurs: j'ai regretté de ne pas prendre le temps d'en photographier une, timide seule sur un parking deserté: un modèle blanc, comme nacrée, garée à coté d'un arbrisseau. Je crois que c'était la femelle de la DBS olive, assez virile, que j'ai pu admirer pendant une heure auparavant.
L'habitacle est assez étroit, et luxueux: c'est fait pour durer plusieurs vies, alors si vous en achetez une, renseignez-vous aussi sur les gouts de vos enfants...et par pitié, oubliez les gris, qui polluent notre environnement visuel (la couleur la plus prisée par monsieur-tout-le-monde, et sans conteste la plus présente sur nos asphaltes.
Dernier point: voyagez leger, et seul, car avec un gros sac, la roue de secours finira sur le siège conducteur (véridique).
C'est de la bagnole de rêve, c'est sur, mais je ne plaint pas les riches acheteur qui doivent patienter, même si je trouve que de tels délais sont peu justifiés aujourd'hui...
Et la consommation? (oui, c'est peutètre un détail, mais en panne au fin fonds de contrées rurales, ça peut faire reflechir) il vaut mieux tenter de la deviner soi-même; l'essence est un vrai tabou pour les ingénieurs de la marque, qui insistent pour affirmer qu'elle ne consomme pas tant que ça...vu l'engin.
Voilà quelques mots sur ma rencontre récente avec les DBS.
en un mot: waowwwww! vivement que je sois riche.
Posted by: LO | October 17, 2007 at 04:02 PM
Monsieur,
Je souhaite faire une surprise à mon homme pour ses 30ans en février. C'est un passionné d'Aston et j'aimerais vraiment lui réserver une petite visite de l'usine Gaydon. Nous avons déjà fait un "pélerinage" à Newport il y a quelques années, mais l'usine était malheureusement fermée. Comment puis-je m'y prendre pour être sûre qu'ils acceptent de nous recevoir? Merci pour vos conseils.
Posted by: Duque Marie | January 23, 2008 at 03:47 PM
Il n'y a pas d'autre solution que de faire les yeux doux à l'usine en insistant lourdement sur le fait que vous souhaitez vraiment acheter une Aston.
Sinon, ça ne marchera pas !
Posted by: Michel de Guilhermier | January 23, 2008 at 07:42 PM
Bonjour,
J ai lu l´article avec beaucoup d attention. J aimerais faire une surprise à mon mari en lui faisant visiter l usine d Aston. Il est vraiment fou de ces magnifiques voitures. Est-ce un rêve inaccessible ou est-il réaliste de pouvoir organiser une visite de l usine avec un petit groupe par exemple? Merci pour votre réponse.
Posted by: Stéphanie | July 08, 2008 at 11:35 AM
Bonjour,
Avec un ami nous nous rendons en Ecosse en Triumph et sommes tous deux passionnés par les voitures anglaises. Je souhaiterais connaitre les modalités de visite de l'usine Aston martin (ouvert au public?) ou les coordonnées de la personne à contacter pour l'informer de notre venue.
Merci d'avance,
Cordialement.
Posted by: Antoine | July 16, 2008 at 10:44 PM
Le plus simple je pense, pour avoir une chance, est de contacter l'importateur en France qui, sous certaines conditions, pourra arranger la visite.
Posted by: Michel de Guilhermier | July 17, 2008 at 08:21 AM