Le 26 juin 2010 exactement, Photoways fêtait le 10ième anniversaire du lancement de son site, et pour marquer le coup j'avais fait un post sur les 1ers mois de l'entreprise !
J'ai aujourd'hui complété ce post, notamment sur les aspects humains et capitalistiques, 2 aspects clés de toute start-up, pour bien rétablir l'histoire et la chronologie des faits : ICI
Quand on me remonte (suite au post) certaines déclarations lyriques et édifiantes, ou que j'en trouve sur Internet d'autres du même accabit, tout aussi "décalées" de la réalité, je crois qu'il est utile de rappeler de façon factuelle comment les choses se sont réellement passées à l'époque héroïque du Photoways des années 1999/2001, ainsi que le vrai rôle de chacun !
Je m'étouffe et je suis vraiment choqué de lire ceci sur le web :
On est alors en pleine folie start-ups. Miguel crée la sienne avec Photoways, le premier laboratoire -photos en ligne. « Il existait déjà un site américain qui -faisait ça, mais personne en France, raconte-t-il. J’ai réussi une vraie performance managériale, en tuant la quarantaine de sites concurrents qui sont apparus peu à peu sur le créneau. » En 2003, Miguel Espada retourne dans le Sud, à Béziers, pour épouser -Cécile. La revente de Photoways, la même année, lui a donné l’envie de se poser enfin."
Même si après l'intéressé écarte en m'écrivant simplement "pour l'article ci-dessus par contre tu sais comme moi que certains journalistes ne sont pas toujours fideles aux dires de l'interviewé et interprètent parfois à leur guise".
Un peu fort de café tout de même...et je doute que ce genre de détails aient été totalement inventés par les journalistes. Surtout qu'on en retrouve certains éléments dans d'autres articles.
Et preuve que l'intéressé écrit bien lui-même l'histoire comme cela l'arrange, le jour du post, dans la nuit du vendredi au samedi, Miguel Espada s'est aussi fendu d'un email envoyé à je ne sais qui, de nouveau émaillé de plusieurs approximations et même 2 mensonges caractérisés.
Puisqu'il ne faut jamais avancer gratuitement, les 2 mensonges de ce mail sont, je reprends les termes :
1) "...nous n'avons pas la même analyse de cette période dans laquelle finalement tu ne travaillais pas dans la boite".
Que nous n'avons pas la même analyse, ça c'est certain, ou plutôt on a pas la même façon de présenter les faits !
Maintenant, je m'étouffe de lire "tu ne travaillais pas dans la boite" !
Miguel ne doit pas savoir ce qu'est un Président exécutif, qui a d'abord hébergé Photoways jusqu'en mars 2000 dans ses propres locaux (donc de fait bien physiquement présent), qui a fait seul toutes les levées de fonds, qui a in fine négocié et signé tous les grands contrats avec les fournisseurs, qui participaient activement aux séances de travail avec la SSII et PSINet pour créer le site et le service, qui est allé négocier les délais de paiement ou l'abandon de créances, qui a recruté un autre "vrai" Directeur Général et supervisait avec ce dernier les opérations, qui a tenu jour après jour les cordons de la bourse car Miguel n'avait aucun pouvoir de signature ni aucun droit sur le compte en banque, etc.
J'ai aussi enfin joué mon rôle de Président Fondateur et actionnaire principal en lui demandant de partir car il ne faisait pas l'affaire.
Et à noter que pour tout cela je ne me payais pas, mais cela est une autre histoire.
2) "...Après l'aventure Photoways qui s'est finie en queue de poisson pour moi puisque j'ai été obligé de rentré en conflit avec toi pour te faire intégrer l'entreprise en plein temps..".
L'aventure Photoways s'est bien en effet terminée en queue de poisson pour Miguel qui n'était pas à sa place.
Mais son départ fin 2000 n'a strictement rien changé à la société : elle était alors parfaitement gérée au quotidien par James Rebours dés juillet 2000, épaulé par Martin Genot dés fin 2000 ! Le départ de Miguel fut de fait sans aucun impact, totalement transparent.
Et pour ma part, je n'y suis rentré opérationnellement au day to day que le 1er janvier 2003 (ce qui ne m'empêcha pas, en 2001 et 2002, de superviser de très près les choses). A cette époque, donc 2 ans plus tard, Miguel était bien bien loin et mon arrivée à 100% opérationnelle n'a donc rien à voir avec son départ !
Miguel Espada n'est resté chez Photoways que 12 mois environ, il est définitivement parti fin 2000 quand l'entreprise ne faisait que 2 ou 3 commandes par jour, et que tout restait vraiment à construire, ce dans l'extrême difficulté financière qu'on avait à cette époque. Quand j'ai vendu Photoways en 2005, nous faisions 3 ou 4000 commandes/jour, et venions de connaître une année de forte rentabilité !
Photoways n'a absolument pas été revendue en 2003 contrairement à ce qui est écrit, et Miguel Espada est reparti dans le sud bien avant, pour s'associer dans une nouvelle entreprise (doyousoft), qu'il a de nouveau quitté assez rapidement...pour rejoindre son papa dans l'immobilier !
Photoways doit beaucoup voire énormément aux hommes clés qu'ont été James Rebours, Didier Floury, et Martin Genot (dans l'ordre chronologique de leur arrivée chez Photoways), mais le passage de Miguel Espada fut à la fois bien trop court et "cahotique"...
Voila pour la vérité "historique", même si elle dérange fortement Miguel Espada. Et ce post l'a dérangé évidemment, n'étant pas vraiment en accord avec sa "biographie officielle" qu'il convient donc de rectifier !
Je ne m'étais jamais étendu sur le sujet, car cette histoire remonte à presque 10 ans et m'était totalement sorti de la tête, tout comme Miguel Espada d'ailleurs, mais c'est le fait d'avoir récemment trouvé ces "grosses déformations historiques" sur le web et cet email évoqué plus haut qui m'ont incité à poser publiquement, clairement et précisément les faits tels qu'ils ont été, car j'en ai un peu "gros sur la patate" comme on dit...
Ce sont des faits que les actionnaires, les collaborateurs, les fournisseurs et même certains concurrents de l'époque connaissent bien.
Alors, quand Miguel m'a demandé vendredi : "qu'est ce que tu penses de mon nouveau projet", je lui ai simplement répondu :
"je ne pense pas grand chose des projets, ce sont les hommes qui comptent...et tu connais donc mon avis" !
Ceci étant, Miguel Espada semble avoir bien réussit dans la promotion immobilière, il n'arrête d'ailleurs pas de me parler de son CA et de son EBIT (!), il aussi fait de très jolies choses, avec du goût. Mais comme je lui disais "chacun sa vie, à chacun de trouver son bonheur et sa voie" !
S'il l'a maintenant trouvée, c'est l'essentiel.
Une bonne lecture pour commencer la semaine, merci !
Posted by: Karim | July 05, 2010 at 11:31 AM
Salut Kharim, hope you are well !
Ce qu'il faut en retenir, c'est que ce n'est jamais un, long fleuve tranquille que de créer une société !
Mais en s'accrochant avec humilité et lucidité, en écoutant les vrais besoins de ses clients et en leur donnant de bonnes raisons de venir satisfaire leurs besoins tangibles là et pas ailleurs, on finit par faire quelque chose !
En parallèle, il faut faire très très attention avec qui on s'associe !
Posted by: Michel de Guilhermier | July 05, 2010 at 11:36 AM
Marrant à 2 jours près Altaïde a eu 10 ans aussi ! Un bon cru juin 2000 faut croire. ;-)
Posted by: Jacques Froissant | July 05, 2010 at 04:33 PM