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« Day One : "Vous Bâtissez des Entrepreneurs qui Peuvent Faire la Différence sur le Long Terme" ! | Main | What Will Amazon Do ? »

June 17, 2017

Comments

Merci pour votre analyse à chaud Michel et votre conclusion très inattendue au regard de votre tweet teaser d'hier soir.
Est-ce que Amazon pourrait survivre à la disparition de Jeff Bezos comme Apple avec Steve Jobs ? Qui est alors son Tim Cook ?

Merci Michel !

Je pense qu'Amazon est aujourd'hui un modèle économique parfait, et peut très bien vivre sans Jeff Bezos, même si évidemment la vision qu'il a impulsée, et qu'il impulse toujours, est capitale dans leur réussite !

Très intéressant ! Je vois plusieurs autres menaces :
• Mauvaise exécution sur de nouveaux segments. Ils n’ont tout de même pas tout réussi, loin de là, voir par exemple leur smartphone Fire.
• Amende gigantesque des US ou de l’Union Européenne pour abus de position dominante, non-paiement d’impôt, etc.
• Réaction de concurrents. Ils ne sont pas systématiquement les moins chers sur tous les produits.

Hi Pascal,

alors :

1) Erreur d'exécution : oui, ils en font, c'est un risque intrinsèque, mais de fait elles restent marginales.

2) Amendes/procès pour position dominante : on en revient à ce que j'estime être le pbm de fond : ils deviennent progressivement trop gros et trop dominant.

Mais très dur de prouver les choses sur le plan du droit.

2bis) Pour une amende fiscale, ça n'ira jamais chercher très loin, et encore une fois l'administration doit prouver les choses, et ce sera contestable. Ces grandes multinationales "optimisent", ce qui n'est pas vraiment de la fraude caractérisée.

Et ceci étant, et Apple le montre bien, toute grosse amende sera contestée sur le plan du droit et ça prendra 10 ans !

3) Réaction de concurrents : bon courage, s'il y en a qui veulent être moins cher, où seront alors leurs marges, et donc leur pérennité ?

Bonjour, dans la question précédente vous avez oublié les impôts.

“People who bought Whole Foods also bought...”
- @BenedictEvans
https://twitter.com/BenedictEvans/status/875728777225043970

Hello Michel, peut-on aussi imaginer que l'intégration de Whole Foods ne se passe pas si simplement ?
D'abord en terme de management et de culture : je ne connais pas Whole Foods, mais j'imagine qu'on est totalement dans un autre monde que celui des geeks de Seatlle. Qu'en penses-tu ?
D'un point de vue techno, Whole Foods dispose de son propre SI. Il va bien falloir le plugger à celui d'Amazon et en tirer parti. C'est sûrement un très vaste chantier et un sacré défi. Je sais bien que c'est Amazon, mais là, il me semble que c'est la première fois qu'ils s'attaquent à un aussi gros morceau.
Thank you !

Salut Olivier,

Oui, ce sont 2 risques intrinsèques qu'on ne peut pas écarter !

Sur le plan de la culture, c'est certes 2 mondes différents...

Sur le plan de l'intégration des SI, c'est en effet un très gros challenge, mais on a quand mêm affaire avec Amazon aux rois de la techno, c'est leur ADN...

We'll see !

Intéressant post, Michel. Intéressant pour développer sa propre réflexion sur le sujet. Imaginer que le Retail est mort, c'est signifier que nos centre ville et nos campagnes seront des bunkers où tout le monde vit enfermé et ne sortent que pour aller à leur travail...s'ils en ont encore un. Débile invention des marketing gurus en mal d'honoraires. Sans refaire l'histoire trop loin dans le passé, je pense que la seule façon d'imaginer une concurrence d'Amazon est d'espérer qu'un jour les Retails classiques vont se décider à prendre d'assaut les part de marchés à prendre sur Internet. C'est la seule porte ouverte vers l'omnicanal, l'eldorado qui permet de se mettre à niveau pour ensuite imaginer tous les points de connections possibles avec les points de ventes. Aujourd'hui encore, les sites Internet des Retailers et leurs applications mobiles sont à situer à l'époque du Moyen-Âge, tandis que le site d'Amazon est encore lui du XXe siècle... donc il y a de l'espoir. Quant aux startups que je rencontre aux US dans le monde du Retail dont certaines sont dans ton graphe de CB Insights, peu d'entre elles sont intéressées de se faire racheter par Amazon car elles saisissent en général l'opportunité de faire un use case proposé par Amazon à ses clients, et il est tout à fait imaginable qu'elle le fasse mieux. Et oui, Amazon est une entreprise bien organisée et dispose d'un pool de technologistes talentueux, mais ils ne sont pas les seuls. Il y a des acteurs sur le terrain en train de mettre en place des dispositifs permettant de développer un Amazon Go qui marche pour le grand public, et d'autres Retailers comme Walmart sont en train de réunir des stars du e-commerce pour développer cette partir de leur business. Aussi, je ne suis pas certain qu'Amazon dégage $15 milliards de cash par an dans les années à venir. Et je vois quelques talents partir d'Amazon pour aller chez Google qui recrute des gros profils commerciaux dans le cloud, les objets connectés... On en reparle lors d'un prochain post ! Amicalement, Phil

Responsabilité sociale et philanthropie vont être des composantes essentielles de le stratégie d'Amazon et de Jeff Bezos pour corriger la crispation autour de la position dominante que vous mentionnez . Il est d'ailleurs symptomatique qu'Amazon rachète un leader de la bio (en croissance de 20% par an en France) plutôt qu'un distributeur traditionnel dont la croissance des revenus est proche de zéro.

Sur l'aspect technologique je dirais que la douve autour d'Amazon est pas forcément si large que cela. Après il y a d'autres facteurs qui rajoute de l'épaisseur au fossé.

Amazon a certe était un précurseur sur beaucoup de choses mais aujourd'hui les briques de base sont aussi disponibles pour leur concurrents dans beaucoup de domaines (cloud, ML, devops, etc.) ce qui limite la hauteur de la marche à rattraper par rapport à la situation il y a 10 ans.

Leur vrai force par rapport à beaucoup de leurs concurrents est de tout maitriser en interne. Cela permet de contrôler l'exécution des process, leurs coûts et l'agilité face aux changements. Alors que beaucoup de leurs concurrents sont ralentis par des systèmes de brics et de brocs gérés par des prestataires (honéreux) et mal maitrisés.

Il y a là un vrai challenge culturel chez leurs concurrents et de manière générale pour toutes les entreprises en risque de disruption. Soit ces société prennent en main leur destin technologique et comprenne que la technologie est ce qui leur permet d'être efficace opérationnelle ment et de servir leurs clients, et donc un élément à maitriser, soit ils se mettent en risque face à un concurrent qui sera forcément plus agile, plus rapide et plus efficace parce que lui maîtrise ses systèmes opérationnels.

L’ogre Amazon ? du pain bénit ! Croyez-y, nous on y croit, on vous explique pourquoi, par l’exemple.

Dans quelques jours c’est le Primeday, Amazon va pouvoir à nouveau étaler sa toute-puissance en ridiculisant tout ce qui pourrait s’apparenter de près ou de loin à de la concurrence. Tuer dans l’œuf toutes velléités de e-commerce.

Doit-on pour autant uniquement s'en remettre aux Saints dieux du parlement Européens pour se protéger ? Pour Carrefour et consorts, c’est sans doute la seule issue, un sursis, une lente agonie. Pour les autres c’est une aubaine, une formidable opportunité. En effet, le rouleau compresseur Amazon agit comme une crise économique, les canards boiteux vont disparaître, les autres sont condamnés à l’innovation, à la réflexion. Les autres, c’est nous tous. Et Amazon nettoie pour nous.

Amazon représente une énorme menace, oui, mais pour la mass market, le tout, tout de suite.

Comme énoncé dans cet article par son auteur, combattre Amazon c’est passer par l’intégration, apporter de la valeur ajoutée, travailler sa marque. Les modules technologiques, même s’ils sont heureusement accessibles aujourd’hui, pour attaquer Amazon, ça n’est pas suffisant. C’est un peu comme s’en prendre à la muraille de chine. La livraison rapide de Carrefour ? un coup d’épée dans l’eau. Livraison en 34 min contre 38, livraison par drone à 4 ou 6 hélices… si là est votre bataille, abandonnez, vous avez déjà perdu la guerre.

La vraie bataille contre Amazon, personne ne l’a inventée, e-commerce ou pas elle existe depuis la nuit des temps : La relation client, le service. La personnalisation de la relation client, sans parler de la personnalisation du produit, si vous avez ces éléments vous avez toutes les cartes en main.

Et paradoxalement, alors que le service client est la raison du succès d’Amazon, c’est ici qu’est la faille. Chez Amazon, tout est automatisé. Aucun contact, rien, un problème ? on change, on rembourse de suite, sans questions. Excellent, radical… pour un saladier, ou un pantalon à 14 euros. Pas pour le reste. Et ce ne sont pas les chatbots, manchots pour quelques décennies encore, qui vont y changer quelque chose.

Quelle est alors la place et même le devenir d’une start-up dans un marché ultra concurrentiel tel que le mode.

Je prendrai pour exemple le rachat de bonobos (dont je rappelle que l’une des clés du succès a été les fameux bonobos ninja, un service client redoutable, dont l’objectif n’est pas de préserver une vente mais de transformer le client en ambassadeur, quel que soit son problème). Et là, Amazon ne peut pas suivre à moins de réduire la notion de service client à une livraison ou un retour rapide.

D’où l’intérêt de Walmart qui en a fait l’acquisition pour, justement, essayer de s’approprier quelque chose qu’il ne sait pas ou ne peut que difficilement faire. La greffe va-t-elle prendre ? Sans doute, Walmart n’est pas le premier venu, cependant, il va y avoir du travail, car qui dit clientèle, communauté, dit aussi identité, et au vu des nombreux posts sur la page Facebook de bonobos, il y a quand même matière à réfléchir, je cite « Unfortunately I can no longer relate to a brand that sells out to Wal-Mart. That's not who I am and not a brand that I want to wear. - Former loyal customer since 2012”.

Amazon est dans la même situation, et bien qu’il ne soit pas réputé pour les méga-acquisitions ou acquisitions tout court, des questions vont se poser.

Justement, la mode, l’un des gros challenges, gros champ de bataille de Bezos. Pour le marché premier prix, on le sait ça va être réglé, mais Amazon va-t-il réussir à pénétrer le marché tant convoité (par Bezos en premier) medium-upper market de la mode. Pour l’instant Amazon a échoué à faire venir des marques de cette catégorie, et cela se comprend. Une marque de ce type peut-elle rêver d’être sur Amazon ? un client peut-il rêver d’acheter un produit medium-upper market sur Amazon ? Surement pas.

La question se pose alors, Amazon va-t-il racheter oui ou non un Farfetch, un Yoox- netaporter… et reconnaitre son incapacité à être l’ogre qu’on lui prête, Amazon a-t-il des limites ? nous le pensons fortement.

Nous pensons sincèrement qu’Amazon, malgré ses investissements massifs dans le secteur de la mode, ne pourra que difficilement attaquer ce marché tant convoité (medium-upper) et se résignera, un jour, ou à reconnaître son incapacité à tout faire ou à effectuer des rachats. Mais alors se posera le même problème que bonobos et Walmart : les clients, veulent-ils s’identifier à un Amazon ?

On en revient à cet élément essentiel, sacré, la relation client, encore et toujours. C’est ici que doit être l’innovation, plus que dans le drone de livraison.

Mais cela passe par un autre élément clé, l’intégration verticale. Pensez-vous qu’Apple serait Apple s’il ne maîtrisait pas son produit et sa distribution, son environnement parfait ? De l’emballage à la livraison, au contact client, tout est maîtrisé dans les moindres détails, assurant une valeur ajoutée source de profits considérables. Supprimer cette intégration c’est tirer un trait sur 80% des profits d’Apple. Mais cette intégration à un coût titanesque. Une jeune pousse sans le sous peut-elle se le permettre ? il existe des solutions.

Amazon peut-il alors « phagocyter » l’intégration verticale de certaines marques en les distribuant ? peut-il parasiter le produit de marque et son environnement ? Surement pas.

Je pense que nous avons ici certains éléments essentiels de la réussite d’un start-up face aux géants du net. Et ce, sans que cela ne vous cantonne au rôle de lilliputiens à vie. Farfetch va être valorisé 1,5 milliard d’euros, et Amazon n’y peut rien, il n’a pas encore réussi à se battre. Jd.com, l’Amazon chinois, l’a bien compris pour en devenir le premier actionnaire.
Que va faire Amazon ? Soit il restera à l’écart de certains gros marchés, soit il fera des acquisitions.

Sur ces bases nous avons tenté l’aventure. Nous avons attaqué le plus gros marché du monde, ultra concurrentiel, ultra convoité, l’habillement. Sans moyens, nous avons posé les premières briques : nous avons intégré verticalement, à l’instar d’un Apple, le marché de la mode, sans pratiquement aucun investissement ni même structure, et nous avons personnalisé à l’extrême la relation client.

Nous n’hésiterons pas à vous faire part de notre évolution. C’est plus qu’une aventure, un défi, et il semblerait qu’il soit en passe d’être gagné.

Non, le e-commerce n’est pas mort face à ces géants sans limites, bien au contraire, il se mue. N’hésitez pas.

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