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July 05, 2008

MacBook Air, Grand Vainqueur en User Usabilty !

Le magazine ComputerWorld, qui n'est pas spécialement orienté Mac, vient de faire un test comparatif entre 3 subnotebooks : le MacBook Air, le Lenovo ThinkPad X300 et le Toshiba Portege R500.

Grand vainqueur en terme de facilité d'utilisation consommateur : le MBA !

Le comparatif est ICI.

Après maintenant plus de 3 mois d'utilisation, je peux pour ma part déclarer que c'est de loin le meilleur portable Mac que j'ai jamais possédé (et j'en ai eu une dizaine sans doute). Au quotidien, ses specifications et ses compromis judicieux en font tout simplement une machine formidable à l'utilisation. Pas parfaite, certes, mais pas loin de l'être. J'aime les produits très bien pensés, dans les moindres détails, et c'est le cas ici. On s'en rend compte jour après jour.

Sur l'Apple Store US, le MBA arrive en tête du classement absolu et sur l'Apple Store France, il est le premier portable vendu, preuve d'un grand succès.

Je n'ai qu'un problème non résolu, des coupures wifi fréquentes avec ma borne wifi à la maison (AirPort Express) qui sont survenues il y a quelques semaines de cela, subitement.

July 03, 2008

Au Pays des Aston !

Diner en terrasse dans le quartier de South Kensington à Londres ce soir. En moins de 2 heures, 2 Vantage, 2 DB9, 1 Vanquish et surtout une magnifique et rarissime DBS Lightning Silver (il ne doit pas y en avoir plus d'une demie douzaine en circulation dans le monde entier en ce moment)...

C'est sûr, avec une telle profusion, ça perd un peu de son exclusivité !

A propos de DBS, Aston a décidé avant hier de lui offrir une option "places à l'arrière" alors qu'avant c'était une stricte 2 places. Voila qui va ravir les pères de famille. Evidemment, seuls les enfants de petites tailles pourront s'y caser, comme sur la DB9, dont dérive la DBS.

July 02, 2008

Affaire Ebay-LVMH. De l'Importance d'un Canal e-Commerce Officiel contre la Contrefaçon !

LVMH reprochait à Ebay la vente de produits contrefaits sur sa plate-forme, ainsi que la violation de son réseau de distribution sélective pour la vente de parfum. La décision du Tribunal, condamnant Ebay à 38M€ de dommages et intérêts, est sans précédent et posera un sacré problème au modèle d'Ebay si elle est confirmée en appel.

Il y a quelques jours, on pouvait néanmoins voir en plein Times Square à New York des vendeurs ambulants de sacs Vuitton et autres parfums Dior - évidemment contrefaits - sans que cela n'émeuve particulièrement les cops locaux...

Nouvelle qui est parue ce matin mardi dans la presse française : 62% des médicaments achetés en ligne serait des contrefaçons !

Quant aux montres sur Internet, il paraîtrait que 80% des ventes seraient des contrefaçons.

Pour les marques de luxe et/ou haut de gamme, c'est légitime et nécessaire d'attaquer en contrefaçon, mais une chose est sûre, plus elles disposeront d'un canal internet officiel fort, reconnu, et sous contrôle, moins le consommateur sera tenté d'aller sur des marchés parallèles où il s'expose à des contrefaçons...

C'est aussi l'un des aspects de la proposition Inspirational Stores : développer pour de belles marques françaises un canal e-commerce officiel mondial, dynamique et de grande qualité, qui attirera naturellement et mécaniquement les consommateurs et les servira parfaitement.

Un consommateur normalement constitué sait parfaitement que si le site marchand officiel vend un article à 500€ et que ce même produit se retrouve aussi à 250€ ailleurs, notamment sur Ebay ou des sites "exotiques", en dehors de conditions et circuits particuliers comme les ventes privées, il a de fortes chances que l'authenticité en soit douteuse !

Ici l'article du Journal du Net sur l'affaire Ebay-LVMH

Retail : Attention aux Croissances Trop Rapides !

Je l'ai déja exprimé plusieurs fois, il est toujours assez facile de dégager du chiffre d'affaires en sacrifiant ses marges ou en dopant fortement ses dépenses marketing, ce pourquoi il faut toujours garder une attitude circonspecte devant les croissances de chiffre d'affaires et se demander comment elles ont été obtenues.

L'idéal est de disposer d'une marque forte qui continue à croître mécaniquement, à séduire de nouveaux clients ou à augmenter leur panier moyen sans accroissement de budget marketing ni sans diminution de marges.

En retail physique, il y a une chose sur laquelle il faut faire très attention, ce sont les ouvertures de magasins. Il est assez facile de se lancer dans une ambitieuse politique d'ouvertures, mais contrairement au web où la dépense initiale est plutôt modérée, la mise de fond d'un magasin est non négligeable.

Je l'ai dit il y a quelques jours, l'emplacement d'un magasin est un facteur clé de succès dans le retail physique, et il faut parfois être patient plutôt que d'accepter n'importe quoi pour satisfaire sa volonté de croissance.

Dernier exemple en date : Starbucks ! Ils viennent d'annoncer la fermeture de 600 emplacements aux US sur les 7300 existants localement (16000 de par le monde), soit 8% du total, ce qui est énorme. La très grande majorité de ces unités ont été ouvertes tout récemment, entre 2006 et 2008, à proximité trop grande d'un autre Starbucks, signe d'un discernement dans l'expansion tout relatif...

Coût de l'opération pour Starbucks : aux alentours de 350M$, soit plus de 3% du CA global de la société sur une année et près de 600K$/unité, soit presque 1 an du CA d'une unité moyenne ! Très coûteux.

June 29, 2008

En Période de crise : Investissez !

L'environnement économique actuel est pour le moins "challenging" ! Moral en berne, pouvoir d'achat en baisse, flambée des prix du pétrole, etc.

Les bourses dévissent : Wall Street est en baisse de 20% globalement vs l'automne dernier et certaines actions ont perdu plus de 50%.

Nombreux sont les retailers qui trinquent, avec parfois des "comps" en baisse de 10% pour les plus mal positionnés. Les bons flirtent avec le 0% ou restent encore légèrement positifs.

Pourtant, c'est dans ce genre de contexte qu'il faut investir !

La vie économique - est ainsi faite, il y a des cycles, hauts et bas, mais elle continue, et le seul moyen de continuer sa croissance sur le long terme c'est d'investir régulièrement. De surcroît, tout le monde n'ayant pas la capacité d'investissement lors des cycles bas, ceux qui peuvent le faire creuseront ainsi mécaniquement l'écart avec leurs concurrents. C'est aussi simple que cela !

Pour illustration, je lisais récemment le rapport sur les résultats trimestriels de la grande chaîne américaine d'équipement de la maison, Bed Bath & Beyond, gérant un peu moins de 1000 magasins en Amérique du Nord pour un CA de l'ordre de 7Mds$, qui déclarait ainsi :

"As we said before, despite the challenges we will take advantage of the opportunity to further expand our market share by capitalizing on the unique strengths of our decentralized culture by investing in our infrastructure to achieve our long term goals and most importantly by providing a superior shopping experience for our customers".

Ou encore :

"We remain focused on our company’s long-term goals and fully expect over time to benefit from the opportunities provided by the current environment to widen the gap between us and our competitors".

En définitive, l'attitude pleine de bon sens à avoir est de semer intelligemment durant les périodes difficiles et de moissonner lors des cycles hauts et des périodes d'euphorie !

Bien évidemment, cela est extrêmement judicieux en matière de Bourse, il faut investir de façon importante quand de belles sociétés sont à des prix avantageux, comme actuellement, et éventuellement les revendre plus tard lors des cycles hauts où elles pourront être sur-valorisées.

Avoir foi dans l'avenir et investir lors de cycles bas est également vrai en matière d'investissement en capital risque. Ceux qui l'ont fait en 2001 et 2002 peuvent ainsi se réjouir ! Je suis toujours sidéré d'entendre d'un investisseur que, en raison du contexte économique, il préfère attendre ! Bien voyons, attendez que les prix montent, attendez que les autres investissent, jouez alors au mouton, et on reparlera de votre TRI plus tard !

En réalité, les bons TRI s'obtiennent lorsqu'on investit dans de beaux actifs, moins valorisés en raison de périodes plus difficiles ! C'est le bon sens et une évidence, mais peu d'investisseurs appliquent ce principe.

Les périodes de crise sont en définitive des aubaines pour les audacieux pragmatiques, ceux qui combinent optimisme, réalisme et opportunisme !

Bed Bath & Beyond Q1 '08 Earnings Call Transcript

June 28, 2008

Trafic du Retail Physique vs Trafic e-Commerce ! Inspirational Stores, Groupe de Distribution e-Commerce !

Il y a 10 ans, je gérais une quarantaine de magasins de fruits & légumes. Aujourd'hui et depuis 2007, après un détour par le conseil en LBO et le développement de Photoways, devenu leader en Europe du développement photo sur Internet, retour aux sources avec Inspirational Stores, nouveau groupe de distribution e-commerce (managé au quotidien par l'excellent Erik-Marie Bion), qui exploite des magasins de macarons et autres douceurs (Ladurée), du caviar (Caviar Kaspia), des parapluies fashion exceptionnels (Alexandra Sojfer), du prêt à porter haut de gamme (Antik Batik ou Daniel Crémieux, entre autres), des parfums uniques (Different Company), et des dizaines d'autres en préparation.

Un groupe de distribution haut de gamme, multi-secteurs, mais dont le champ d'action est essentiellement le web. C'est un concept novateur en soi, mais qui n'est pas sans rappeler certains groupes de distribution du monde physique qui gèrent des dizaines de franchises de marques dans des secteurs différents (prêt à porter, restauration, parfums et cosmétiques, footwear, etc) sur des territoires particuliers.

Et nous, notre territoire, c'est tout simplement le web. Nous sommes des commerçants du web, notre connaissance et notre maîtrise des paramètres de ce secteur nous permet d'y développer efficacement à peu près n'importe quel catégorie.

La problématique de fond entre le retail physique et le retail web reste la même : construire des magasins agréables, y mettre le merchandising adéquat propice à déclencher des achats, entretenir un bon relationnel avec la clientèle et développer une compréhension très fine de ce qu'elle est, de ses besoins et de ses comportements, animer commercialement le magasin.

Si on remplace la construction et l'aménagement physique du magasin par les technologies informatiques et web, on a les mêmes ingrédients du succès.

A un bémol près, mais un gros bémol...

En effet, dans le retail physique, le trafic - 1er élément essentiel pour dégager du CA - vient d'abord et avant tout par l'emplacement physique. Un magasin bien placé, sur une artère très commerçante en centre ville ou dans un centre commercial, et vous disposez d'un bon trafic naturel. L'idée est de "poser" le magasin là où il y a du trafic.

A ce constat simple sur le trafic dans le retail physique, on peut en ajouter 2 autres :

- 1) Le coût du trafic est fixe, il est quelque part inclus dans le loyer ou le pas de porte. Suivant les secteurs, cela variera entre disons 2 et 10% du CA.

- 2) L'intensité du trafic - liée à la qualité de l'emplacement - ne varie que lentement dans le temps. Une bonne artère commerçante ou un centre commercial dynamique ne vont pas subitement perdre leur attrait.

En gros, toutes autres choses étant égales par ailleurs, le retail physique repose sur une mécanique assez basique en matière d'acquisition de trafic : l'emplacement, l'emplacement et l'emplacement...

Une fois qu'on a trouvé le bon emplacement libre (et ce n'est pas toujours simple, ie Apple Store à Paris), on a des investissements d'ouverture non négligeables, mais après on bénéficiera d'un trafic important sans rien faire de plus - ce qui n'empêche pas des actions commerciales pour booster encore plus fort - si ce n'est payer son loyer.

Bienvenue dans le monde joyeux de l'e-commerce, qui est exactement à l'opposé :

Si la création d'un magasin web ne coûte pas très cher, et moins cher que dans le physique (au pire on va dire 100K€, et là je suis généreux), c'est après que les choses se corsent : alors que dans le retail physique on pose le magasin là où il y a du trafic, sur le web on doit passer son temps, et son argent, à créer ce trafic qui n'existe pas à l'état naturel. Et de plus :

- Le trafic peut et va provenir d'une quasi infinité de sources (référencement naturel, mots clés dans moteur de recherche, positionnement dans moteurs de shopping, affiliation, positionnement dans une "galerie marchande virtuelle", bannières, etc).

- La volumétrie et le coût de ce trafic sont non seulement très variable selon les sources, mais ils varient également énormément dans le temps en fonction de multiples paramètres. Une source qui est à un certain coût et une certaine volumétrie à un instant t, peut valoir 2 fois plus ou être divisé par 2 quelques mois plus tard. On peut aussi mettre la dedans les Google dances, qui feront chuter du jour au lendemain votre référencement naturel...

Finalement, la création de trafic en e-commerce c'est la science de poser et gérer de façon fine, précise et réactive de très nombreux petits canaux d'acquisition dans le cyber-espace, qui peuvent se compter d'ailleurs en millions (ie Ebay ou Amazon). Cette problématique d'acquisition de trafic sur le web est donc infiniment plus complexe et demande infiniment plus d'analyse et de réactivité que dans le monde physique.

Comptez les fois où vous tombez sur un lien Amazon, Ebay ou Apple, et vous en déduirez aussi que belle marque reconnue ou pas, la problématique ne change pas : sur le web, il faut être et se rendre visible le plus souvent possible, et cela a un coût important ! La maîtrise de ce coût est une chose très complexe qui demande des compétences et des outils particuliers, et il n'y a aucune raison que cela change, bien au contraire.

C'est donc aussi pour cela que, fondamentalement, je pense que le canal e-commerce est vraiment très spécifique et ne peut être géré efficacement que par des spécialistes globaux de ce territoire, comme il y a des spécialistes de tel ou tel territoire géographique.

L'e-commerce présente peu de barrières d'entrée, et c'est ce qui le rend très trompeur. Car la vraie valeur, les vrais coûts et la vraie problématique ne reposent absolument pas dans la création du magasin et son emplacement quelque part, mais bien dans la création du trafic et la gestion au jour le jour.

Finalement, le concept de "groupe de distribution e-commerce" que développe Inspirational Stores repose sur cette conviction fondamentale que l'e-commerce est un canal de distribution très spécifique, qui le restera, et qui demande des compétences, des outils et un mindset bien particulier que nous avons développés.

June 19, 2008

Une Pensée pour Thierry L...!

Pour ne pas oublier l'essentiel dans la vie : ICI

La condition physique de Thierry L. se dégrade au rythme ou se développe sa terrible maladie, "la saloparde", mais il garde maintenant le moral et la Foi.

Il réfléchit d'ailleurs en ce moment à un super projet...

Je suis très heureux de l'énorme soutien moral qu'il reçoit des nombreux anonymes qui tombent sur son blog, bel élan de compassion et d'humanité.

June 18, 2008

Histoire de Kiki ! Devenir Leader ? Et Alors ?

Je prenais hier un pot avec un ami, fondateur d'un site e-commerce important, qui connaît un beau succès...

Des centaines de commandes par jour, des clients satisfaits qui reviennent (un bon repeat quoi !), un coût d'acquisition des nouveaux clients sous contrôle, une marge brute étroitement surveillée, bref, un travail de qualité. L'ami est jeune, mais il a bien les pieds sur terre, il a aussi su intelligemment s'entourer.

Néanmoins, le gros problème qu'il identifie est qu'il a un concurrent frontal, qui ne lui fait aucun cadeau, qui a levé et veut encore lever beaucoup d'argent, et il m'avoue simplement que cette course au leadership l'use.

Il voudrait bien que cela s'arrête, il s'imagine alors lui aussi lever beaucoup, s'imposer plus vite, plus fort, partout en Europe, distancer son concurrent direct et ainsi souffler un peu...

Etre le leader est pour lui important, et il pense aussi que pour les consommateurs, cela a aussi son importance.

J'ai connu cela aussi, dans une ancienne vie, un concurrent de Photoways qui dès décembre 2004 se clâmait prétendument "leader" alors qu'il était à l'époque très loin derrière. Moi j'étais clairement le vrai leader, et je voulais le rester, à tout prix, notamment celui faire rentrer de façon majoritaire 2 gros fonds d'investissement qui sont venus spontanément frappés à ma porte - Highland Capital et Index Ventures - et donc de facto de revendre Photoways.

Que les capitaux d'Highland Capital et d'Index Ventures aient aidé Photoways à renforcer son leadership européen est une évidence, mais comme me le conseillait à l'époque - judicieusement - Christophe Chausson, d'autres solutions auraient été plus avantageuses pour moi patrimonialement parlant. Non pas que je ne sois pas content du deal Highland/Index de 2005 (et encore plus du deal HarbourVest de 2007), mais j'aurais pu faire certainement encore bien plus financièrement (à commencer par avoir la liberté d'accepter l'offre de VistaPrint en novembre 2005, 2 fois plus intéressante encore).

Attention l'ami, crois en mon expérience, il y a un grand danger à mélanger ego et business. Garde ta raison et ton bon sens ! C'est bien de dire qu'on a un gros kiki, mais c'est encore mieux d'avoir un kiki qui a de la valeur !

Les quelques seules vraies bonnes questions que tu dois te poser sont :

- Est-ce que le fait d'accélérer ton développement, de prendre des risques en allant mettre rapidement ton business en Europe va vraiment renforcer ton avantage concurrentiel ? J'ai cru comprendre que ce ne serait pas le cas, alors tu as une partie de la réponse. Dépenser des sous dans ce qui ne crée pas de valeur n'apporte mécaniquement pas un bon retour sur investissement.

- Et as tu pris en compte l'énorme travail supplémentaire et la prise de risque que demande l'expansion européenne ? Ventesprivees.com y va, certes, mais n'oublie pas qu'ils font 1/2 Milliard d'euro de CA en France et bénéficient d'une superbe rentabilité. Ils peuvent se permettre de s'aventurer à l'étranger...

- Est-ce que le marché français est saturé et tu y as fait le plein de CA ? Evidemment que non, je n'en dirais pas plus pour ne pas te trahir, mais tu sais que tu es encore largement en phase d'évangélisation !

- Crois-tu vraiment que les clients vont aller chez toi, ou chez ton concurrent, parce que vous vous dites "leader européen" ? J'en doute énormément. Les clients viendront avant tout chez toi parce que tu leur offres un bon merchandising, parce que tu les rassures, parce qu'ils ou leurs amis ont été très content de ton service, parce que tu fais aussi un bon marketing d'acquisition localement.

Concentres toi sur tes clients, écoutes les et assures toi essentiellement de leur fournir ce qu'ils veulent et de leur satisfaction. C'est ça qui assurera ta pérennité et ta rentabilité.

Ne joue pas ce jeu de celui qui a le plus gros kiki, concentres toi sur le fait d'avoir un très beau kiki ! Un kiki rentable, un kiki qui assure aux actionnaires un excellent retour sur investissement, un kiki qui t'assure toi un beau patrimoine.

Si ton concurrent se lance dans une coûteuse expansion européenne qui ne renforce aucunement sa position concurrentielle (ie au niveau des achats), ce ne peut pas être une stratégie industrielle gagnante. Laisse le faire ses erreurs, dépenser des fortunes, et poursuis toi ta une vraie stratégie de création de valeur.

Maintenant, il pourra éventuellement avoir de la chance qu'un andouille du monde physique le rachète pour la taille de son kiki, ie part de marché en volume qu'il représente - ça s'est vu - mais c'est un scénario risqué et il ne marche que si on représente quelques centaines de millions d'euro de CA.

Je pense en particulier à un gros e-commerçant français, présent dans toute l'Europe, qui s'est fait racheté par un acteur étranger. Il a eu beaucoup de chance, car il avait certainement un avenir terne sans ce rachat providentiel.

Alors l'ami pour résumer, sois simplement focalisé sur 3 choses :

- Tes clients, et comment les satisfaire le mieux possible
- Ton avantage concurrentiel, et comment l'embellir jour après jour
- Ton retour sur investissement, et comment le maximiser

SI tes clients sont heureux, si tu disposes d'un vrai avantage concurrentiel sur les autres, et si tes actionnaires sont heureux avec un bon retour sur investissement, tu ne peux simplement pas te tromper !

Créer une belle société est rarement une affaire de sprint (ça peut arriver quand il y a une vraie prime au 1er entrant), c'est beaucoup plus souvent un vrai marathon, et ce n'est pas être le plus rapide qui compte, mais être tout simplement le meilleur !

June 15, 2008

Superbe Week-End au 24h du Mans !

J'adore les 24h du Mans. Une épreuve réellement unique ! A chaque fois j'en garde un souvenir impérissable...

Festival d'émotions sensorielles, tant sonores que visuelles ou olfactives ! Terre de contrastes, avec des superbes voitures en pagaille, Ferrari, Aston, Bentley, Corvette ou Porsche par dizaines, à côté de ceux qui campent sous la tente près de leur 2CV ! Epreuve cosmopolite avec un très important public anglais, mais également des américains (pour Corvette), des danois (pour leur champion Kristensen) ou des Allemands venus soutenir Audi ou Porsche...

Cette année, le grand duel attendu entre Audi et Peugeot a bien eu lieu, la course fut palpitante, serrée, incertaine jusqu'au bout, et c'est finalement la marque aux anneaux qui l'emporte pour la 8ième fois en 9 ans, et la 5ième fois consécutive ! Pour l'un des 3 pilotes vainqueurs, le danois Tom Kristensen, c'est la 8ième victoire au Mans, ce qui en fait facilement le recordman de l'épreuve devant Jacky Ickx et ses 6 victoires.

Audi

La 1ère 908, celle notamment de l'ancien champion du monde de F1 Jacques Villeneuve, finit à quelques encablures dans le même tour que l'Audi victorieuse, et Peugeot place également une 2ième voiture sur le podium. Les Peugeot étaient devant durant quasiment toute la 1ère moitié de la course, mais l'Audi de Kristensen est passée devant au coeur de la nuit, à la faveur de la pluie.

Peugeot_2

Si les Audi R10 étaient intrinsèquement moins rapide que les Peugeot de quelques secondes au tour sur le sec, leur régularité, leur fiabilité mais aussi leur expérience ont payé (Peugeot a fait des erreurs tactiques dans les dernières heures). Au total, les 3 Audi se sont arrêtés respectivement 34, 34 et 35 fois aux stands alors que les Peugeot se sont arrêtés respectivement 37, 37 et 39 fois, soit 3 à 4 arrêts et 10' environ supplémentaires...

Dans la catégorie GT1, l'Aston Martin n°009 - avec une nouvelle parure bleu clair et orange (ci-dessous) - les couleurs du sponsor Gulf Oil - qui remplace le traditionnel Racing Green - confirme son succès de l'année dernière et s'impose encore devant les Corvettes, la aussi après une course très serrée (les 2 voitures finissant dans le même tour) !

Img_4702

J'étais invité de nouveau par Audi qui comme à son habitude avait vraiment très bien fait les choses !

Plusieurs "lounges" répartis sur le circuit permettaient d'apprécier la course dans des conditions de confort idéales, y compris bien entendu boissons et nourriture de grande qualité à volonté ! J'avoue avoir très largement abusé du champagne le samedi (dimanche très raisonnable en raison du retour, seulement 3 petites coupettes).

Ainsi, l'Audi Racing Club, au dessus de la ligne droite des stands, apportait une vue imprenable sur les arrêts, absolument magiques la nuit !

Img_4811 L'Audi Racing Arena, ci-dessous, était d'une taille impressionnante et offrait des conditions exceptionnelles : circuit électrique pour se détendre, massages, etc !

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A noter que cette "Arena" se situait à 50m du lounge Aston Martin, bien moins imposant. En recherchant des réseaux wifi pour mon iPhone, voila ci-dessous ce qu'il donnait ! Merci Aston, je n'étais pas invité, mais au moins ils fournissaient le free wifi !

Iphone

Je dormais de nouveau dans l'un des 2 "Audi Racing Hotel". Avec ses chambres de 6M2 suffisamment clean et confortable pour y passer quelques heures de sommeil réparatrices !

Construction éphémère avec des cloisons aussi épaisses qu'une feuille de papier, si bien qu'on pouvait entendre les voisins d'â côté chuchoter...

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Hotel

Grande première en France, la DBS en "lightning silver", un gris clair nacré que je trouve fantastique, était exposée au dehors du lounge VIP Aston.

Les 10 1ers clients français de la DBS l'ont tous pris par mimétisme en gris "Casino Royale", celle de James Bond. Si un jour vous croisez une DBS Lightning Silver en France, faites moi signe !

Beauté, puissance, classe, performances, la DBS offre un ensemble de prestations unique sur le marché...

Audi exposait de son côté la trappue R8 à moteur V12 TDI, une bête de 500cv...

Le site Audi France sur les résultats de ces fantastiques 24h de Mans 2008, ICI.

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Dbs

June 14, 2008

Yahoo-Microsoft, un Seul Vainqueur !

Dommage pour les actionnaires de Yahoo. Alors que Microsoft leur proposait récemment 31$ (et même 40$ début 2007), ils ont maintenant une société qui ne vaut plus que 22$/action ! Quand un Board ne sait pas prendre les bonnes décisions au bon moment, ils en patissent.

Dommage aussi pour Microsoft, l'opportunité Yahoo aurait été un accélérateur de son business internet, même si la digestion n'aurait pas été simple.

Et pour le raider Carl Icahn, qui a acheté ses titres à 25$, les choses se compliquent. S'il ne trouve pas de solution rapidement, il aura perdu plusieurs centaines de millions de $ dans l'affaire.

Finalement, avec le deal qu'ils ont réussit à imposer à Yahoo, qui à vrai dire n'avait plus beaucoup d'options à sa disposition, le seul vainqueur c'est Google qui étend ainsi son emprise - déja très forte - sur le search mondial ! Pour Yahoo, c'est aussi implicitement reconnaître qu'ils ne peuvent plus concurrencer Google sur ce lucratif marché du search.

Pour les annonceurs, cette concentration indirecte n'est pas non plus bien sûr une bonne nouvelle.