My Photo

July 2008

Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
Blog powered by TypePad

December 12, 2007

Aston Martin se Met au Web 2.0 !

Alors que l'ami Loic finissait aujourd'hui sa conférence LeWeb3, Aston Martin se lançait hier mardi 11 décembre dans le web 2.0, en appelant les internautes à proposer un nom pour la couleur de son nouveau concept car, baptisé Vantage RS, qui met un V12 de 600cv dans la "petite" Vantage. Avec une telle puissance pour ce petit gabarit, pas étonnant que ce soit la fastest accelerating Aston yet.
.

Image_1

Bon, so what ? La Vantage RS est pas mal, mais je ne tombe pas raide, contrairement à l'effet que me fait le flagship DBS, qui dégage à la fois une impression de beauté sublime, de puissance et de classe.

Image_2 Quant au nom de la couleur sur laquelle il faut phosphorer ici, je préfère largement le lumineux "lightning silver" de la DBS (couleur exclusive à ce modèle) sur lequel j'ai stoppé net quand je suis allé faire un tour à l'usine en septembre dernier (lire ICI).

12 DBS ont été commandées à ce jour en France, la quasi totalité en gris "Casino Royale", 1 seule en gris "Lightning Silver". Le 1er qui voit une DBS de cette couleur circuler à Paris me prévient immédiatement, cette magnifique bête sera rarissime !

Communication intense pour Aston Martin ces temps-ci et point d'hibernation : outre l'ouverture du nouveau et magnifique Design Center de 2700M2 à Gaydon, siège de la société, de l'annonce du concept car Vantage RS, on apprenait aussi hier qu'Aston venait de signer un accord long terme avec Bang & Olufsen et qu'après Casino Royale la DBS sera de nouveau l'outil de travail de Daniel Craig, alias James Bond, dans le 22ième opus de la franchise. Le film sortira en novembre 2008 et on espère que la DBS sera à la fois plus visible et qu'elle ne finira pas en morceaux après un septuple tonneau !

Désolé si je parle un peu trop d'Aston ces temps-ci, Inspirational Stores carbure très fort (merci Ladurée notamment), et je me détends le soir en me renseignant sur les progrès et nouveautés de la marque.

October 25, 2007

15Mds$ de Valorisation pour FaceBook ! Bravo ! Et l'E-commerce Alors ?

Impressionnant, Microsoft vient d'investir 240M$ dans Facebook sur une valorisation de 15Mds$ !

Pour une société créée il y a un peu plus de 3 ans, c'est vraiment exceptionnel. Bravo !

Est-ce que ça les vaut ? J'avoue que je suis bien incapable de me prononcer.

Facebook draine un trafic considérable (1% de toutes les visites Internet actuellement), il y a environ 50 Millions d'utilisateurs actifs et 200.000 nouvelles inscriptions tous les jours, ça vaut forcément quelque chose, et même beaucoup. Je suis étonné du nombre de requêtes que je reçois pour "become friends", entre 1 et 3 tous les jours, c'est donc que !a génère un buzz étonnant.

Maintenant, les hypothèses retenues pour la monétisation de cette audience ne doivent certainement pas être très conservatrices ! Google a la capacité à cibler de façon très précise ses ads, ce qui fait ses choux gras, mais pour Facebook, j'ai des doutes. Mais de toute façon, avec les quelques dizaines de milliards de cash que Microsoft a dans ses caisses, même s'ils ont payé leur participation Facebook 2, 5 ou 10 fois trop cher, ce ne sera qu'une égratignure superficielle à leur bilan ! Ce qui compte, c'est aussi qu'ils ont en même temps sécurisé un deal commercial avec Facebook.

C'est bien d'avoir des certitudes, et là j'en ai une belle : Inspirational Stores n'a strictement aucune chance d'atteindre une telle valorisation aussi rapidement ! Et oui, l'e-commerce, c'est un métier de terrain et de terrien, on ne peut y aller que step by step, en mettant progressivement en place les systèmes nécessaires à faire un bon business, ce ne peut donc pas être exponentiel.

Pour être franc, j'ai toujours des doutes d'ailleurs sur les croissances trop rapides en commerce ou en e-commerce, voire je n'y crois pas. Il y a 15 ans, j'avais vu dans les fruits & légumes un groupe qui était monté extraordinairement vite et puis, un jour, la vérité des comptes est arrivé (ça commence toujours par une crise de cash !), on s'est rendu compte que c'était un chateau de cartes, tout s'est écroulé...et les dirigeants se sont enfuis !

Sans même parler de manipulation de comptes, ce qui relève là du pénal, il est en effet si facile de faire du chiffres au détriment de ses marges, de monter un business avec des rustines, de faire un marketing massif avec des slogans accrocheurs pour attirer le client, sans investir en parallèle sur l'infrastructure coûteuse mais nécessaire qui permet réellement un service de qualité.

Soyons clair, dans le segment des "e-mass merchants", au marges faibles, si Amazon a du attendre 5 Mds$ de ventes (exercice 2003) pour être rentable, c'est qu'il y a des raisons non ?

La logique économique est implacable : avec des marges faibles, voire très faibles dans certains segments comme l'électronique grand public, on doit compenser par du volume, mais ce volume ne vient souvent qu'avec du marketing d'acquisition coûteux (le ratio frais marketing/marge brute est le plus pertinent), et ce volume implique aussi nécessairement, pour être servi correctement, de lourds investissements en systèmes informatiques, en logistique et en service client. Donc, mécaniquement, on ne peut être rentable qu'en ayant un volume colossal, ie Amazon et les 5Mds $ de CA qu'il leur a fallu pour atteindre le break-even.

Ou alors, pour afficher une pseudo-rentabilité, on rogne sur ses investissements, et on ne met pas en place les systèmes adéquats, ce qui aboutit également à un business fragile, non pérenne. Parfois, avec un peu de chance, ou parce que vous êtes malin et vous savez bien vous vendre, quelqu'un vous rachète, estimant que votre part de marché vaut quelque chose. Ce même quelq'un qui tôt ou tard ne sera pas très content de découvrir la réalité.

En ce qui me concerne, je trouve qu'il y a quand même du plaisir et de la fierté à monter dans la durée, dans la peine et le labeur, un bon business perenne, reposant sur des fondamentaux sains, "build to last".

Corrolaire du point ci-dessus, je n'ai pas envie de faire des affaires avec ceux qui ont une psychologie court-termiste. Par définition, si on est dans une logique de long terme, ce ne peut pas être de bons partenaires en affaires.

July 03, 2007

Pierre Chappaz Quitte NetVibes !

Dans un billet publié aujourd'hui sur son blog Pierre Chappaz annonce qu'il quitte NetVibes, qu'il co-dirigeait, suite à des divergences importantes avec Tarik Krim, le fondateur, quant à la stratégie de distribution et de monétisation du service.

Pour que Pierre mette cela sur la place publique, aussi clairement, il a fallu que les divergences soient importantes, ce qu'il explique d'ailleurs très bien.

Pierre se recentre maintenant sur son bébé, Wikio.

Comme je comprends, l'entrepreneur est toujours mieux chez lui, dans l'entreprise qu'il a créée (ou qu'il a choisi de racheter), que dans le bateau d'un autre ! Je dirais même que c'est l'apanage du vrai entrepreneur de n'être vraiment bien que chez lui ! L'entrepreneur, c'est celui qui choisit ce dans quoi il veut travailler, les personnes avec qui il veut travailler, l'environnement dans lequel il veut travailler.

Et puis, la vie est trop courte pour s'embêter quand on constate des divergences importantes qu'on arrive pas à concilier. Le temps est la denrée la plus précieuse qu'on possède, il faut en faire un bon usage !

Bon courage Pierre et bonne refocalisation sur Wikio !

April 01, 2007

Web 2.0 : Quels Modèles ?

Au cours de mes lectures dominicales, je suis tombé sur cette excellente tribune de Christophe Camborde dans le Journal du Net sur les modèles web 2.0. ICI.

Bien logiquement, l'article note qu'il y aura beaucoup de morts. Si on additionne d'ailleurs tous les espoirs de revenus liés à la publicité des start-ups du web 2.0, on doit sûrement aboutir à 100 fois le marché de la publicité en ligne. Il n'y en aura donc pas pour tout le monde ! La publicité en ligne est un marché important, en forte croissance, mais il est limité...

Dans l'e-commerce, les modèles sont moins exponentiels, c'est clairement plus laborieux, les coups variables marginaux n'ont rien à voir par définition, mais au moins on ne se pose pas autant de questions sur comment monétiser !

A vrai dire, il n'y en a que 2 qui comptent essentiellement, d'une part quelle est la marge brute (nette de logistique, des frais de retour et des frais de SAV) et d'autre part quelle est la volumétrie potentielle.

Ces simples questions en amènent beaucoup d'autres bien sûr, mais elles capturent pour moi la quintessence de la problématique d'un modèle e-commerce.

Après , il y a à la fois de la technique, et beaucoup d'art : comment attirer efficacement le peuple sur le site, comment le faire transformer sa visite en achat concret apportant une marge confortable, comment le faire revenir, etc...

Inspirational Stores, un modèle B2C2B2C addictif et fortement disruptif, supposé changer le monde, à la croisée entre le web 3.0, le troc, la vente privée et l'e-commerce pur et dur, faisant par ailleurs la part belle aux technologies video, 3D et d'intelligence artificielle et cognitive, donnera bientôt des pistes. Nous finalisons actuellement nos contrats avec MySpace, AuFeminin, Ventes-privees et YouTube, histoire de sécuriser le trafic, avant d'annoncer exactement de quoi il s'agit.

La présence physique étant également importante, j'ai le plaisir d'annoncer que nous aurons un corner dans la boutique Nespresso des Champs Elysées qui doit ouvrir à l'automne prochain, ainsi d'ailleurs qu'au Plaza à New York (qui doit aussi réouvrir en octobre, bon timing). Nous négocions d'ailleurs pour d'autres emplacements sur les Champs Elysées, Place de la Madeleine, chez Harrods à Londres, ainsi qu'à Tokyo, notamment.

MAJ Lundi 2 avril : hier, on était le 1er avril, je ne garantis donc pas que l'intégralité des 2 derniers paragraphes correspondent strictement à la réalité...

March 17, 2007

Du Web 2.0 Commerce Local !

Ma femme vient d'avoir coup sur coup 2 mauvaises expériences avec des commerçants de Boulogne :

- L'une avec le pressing : elle lui ramène une nappe avec encore des tâches, donc qui a été mal nettoyée de façon incontestable : au lieu de la reprendre en s'excusant platement, il ne trouve rien de plus intelligent à faire que de mettre sa parôle en doute, ce alors qu'il la connaît, car c'est une cliente régulière. Style : "qui me dit que vous ne les avez pas fait après ces tâches, qui me dit d'ailleurs que c'est moi qui vous ai lavé cette nappe, etc"...Donc, commerçant à éviter : Semba Pressing, 1 bis av du Général Leclerc.

- L'autre avec le fleuriste : il devait livrer des fleurs à la maison pour ses 40 ans. L'employé envoyé pour les déposer n'a pas le bon numéro dans la rue, il revient donc bredouille. 2 jours plus tard, les fleurs ne sont toujours pas livrées, le commerçant n'a pas encore rappelé ma femme pour reprendre rendez-vous pour la livraison (alors qu'il l'avait annoncé), et l'ami qui a commissionné le fleuriste n'est même pas prévenu de la non livraison ! Donc, commerçant à éviter : Zenfleur, 87 rue de Silly et 109 route de la Reine.

Et que dire de la boulangerie rue Gallieni, qui a sciemment cherché à voler mon fils il y a quelques temps (il n'avait que 9 ans) en ne lui rendant pas la monnaie exacte. Elle a même recommencé avec ma femme, c'est une habitude semble t-il chez elle.

Et l'un de mes ex café habituel, "Le Lutecia", place Charles Michels dans le 15ième à Paris : cher (2.50€/café, pour un quartier qui n'est quand même pas le Triangle d'Or), avec des serveurs désagréables à souhait. Je prends maintenant mon café à côté, à la boulangerie Kayser qui a quelques tables. Tout aussi bon, 2 fois moins cher, et plus sympathique.

Il y a 10 ans, j'ai cherché à racheter une belle petite chaîne de magasins de fruits et légumes dans le 15ième et 16ième arrondissement de Paris : Gosselin : de beaux emplacements, de très beaux produits, un bon service, etc. Et aux niveaux des chiffres, c'était 15M€ de CA et près de 1M€ de résultat net officiel (hum...). Remarque de Jean Pierre Gosselin, le patron toujours habillé smart en costume/cravatte Hermès : le drame du petit commerce, c'est le commerçant lui-même !

Il n'avait pas totalement tort. Combien de fois je me suis dit que le commerçant aurait mieux fait de faire autre chose. Le commerce, c'est un métier noble qui consiste à servir le consommateur. Faut pas le laisser à n'importe qui !

Quand un commerçant en ligne a une défaillance de service, les cyber-consommateurs peuvent se déchaîner sur les forums, parfois de façon excessive et même diffamatoire, et on trouve même des métiers dans lesquels les concurrents s'ingénient joyeusement à infilter les forums !

L'e-commerce est impitoyable et pousse à être parfait. Cela n'empêche pas de nombreux e-commerçants d'être borderline voire plus, mais les consommateurs ont quand même un certain pouvoir grâce aux forums (avec le bémol de leur impartialité, cf ci-dessus).

Une idée, ne faudrait-il pas aussi des plate-formes internet participatives où les consommateurs pourraient mettre leurs expériences et leurs avis sur le retail physique local, qualité des produits, sympathie du commerçant, etc. Une façon de leur redonner un certain pouvoir, comme sur le web ? Du click&mortar 2.0 !

L'E-commerce est un canal en plein essor que j'adore, mais le commerce local est et restera toujours important, ancré dans le quotidien du peuple. Celui-ci doit avoir son mot à dire, en temps réel, que ce soit pour des expériences négatives, comme celles du dessus, ou positives (mes conseils sur les restaurants ou les cafés, ie ICI) !

February 12, 2007

Cisco Does its Shopping in Web 2.0 Tools !

Cisco likes a lot to buy companies. Over the years, they have acquired hundreds of small companies, with no or little sales but with a promising technology.

It's in fact quite a clever way to make one's R&D in a fast growing and changing environment. Sure you pay a premium when buying companies, but it's definetly efficient as you know what you get for the dollars spent. At this acquisition game, Cisco really is a master !

On friday, they unveiled they were to buy a vendor in the social networking marketplace, Five Across, a 11 people company founded in 2003 by ex Apple and Adobe developers, based in San Francisco. (And nothing to do with blogging platform Six Apart which manages TypePad !).

The Five Across platform enables companies to place full-featured communities and user-generated content on their websites, such as audio, photo, video, blogs, profiles, etc. In essence, they offer white label turn-key social-networking/communities functions.

At first glance, it's a surprising move from Internet equipment maker Cisco but it illustrates what John Chambers was saying in January, they wanted to have a more consumer-centric approach, adding that they could even acquire content companies ! Moreover, it does makes strategic sense for their core business : all these features that Five Across offers creates a need for more capacity, more equipment, more infrastructure that Cisco provided...

So, another giant in the web 2.0 arena, be it with a set of white label tools and not a community website. By acquiring a web 2.0 software company, Cisco becomes a competitor to Google and Yahoo...

No one sees Cisco sticking to a single small acquisition. They think big, they think strategic, long in advance. So they are more than very likely to buy other pieces to complement a global offer. They have a master plan in mind, but they are the only ones to know what it is.

See here article from News.com

December 22, 2006

LinkedIn Supposed to get a $250M Valuation !?

So many people around me have a LinkedIn profile that I couldn't let this news pass by without posting !

Although I also have a LinkedIn profile, I don't make such a great use of the service (in fact, most of my  c100 connections have been requested by others), but it has definetly spread very rapidly in French professional circles.

Rumor has it that company is closing a $13M financing round valuing the company at a health $250M pre-money...

We do know they have 70 employees, 8.5M members with 30 to 40% active users, 1.5M unique visitors and 36M page viewed monthly (in the US). It's by far the leading network of its kind.

For the other key metrics, sales and profit, we have little hint ! CEO predicts company will generate $100M by 2008, so some analysts assume it should make around $50M next year. Company has claimed to be profitable since last March.

It that's true, the pre-money valuations represents 5 times next year sales. This hefty multiple underscores how investors are still hungry (if not mad) about communities and networks, after Google's acquisition of YouTube for $1.6bn and NewsCorp's acquisition of MySpace for $900M.

However, if we believe eMarketer, advertisers should spend $2bn across all social networks by 2010, up from $350M in '05. Sure, there's a significant stream of advertising money which will be poured into social networks in the future, but competition to get these $ will be intense. YouTube, MySpace, FaceBook, among many others, want a big share of these money !

However, LinkedIn today makes most of its money from other sources, subscriptions (45% of sales, not really from individuals but from companies which pay between $10.000 and $100.000 to access LinkedIn database) and job listings.

December 21, 2006

"La Pub Face à la Nouvelle Donne du web 2.0" !

C'était le titre d'un article des Echos de la semaine dernière que je viens en fait juste de lire. Il relatait le même phénomène que je mettais en exergue pour les hommes politiques (ici), mais en se placant du côté des marques, à savoir qu'avec le "web 2.0", appelons le ici l'internet participatif, leur image sera plus difficilement contrôlable.

Les consommateurs ont maintenant beaucoup plus de voix au chapitre que par le passé, même avec des organismes comme l'UFC Que Choisir ou 60 Millions de Consommateurs. Ils s'expriment et donnent leurs avis immédiatement, très facilement, quasiment sans contrôle (et il y a des abus, de gentils concurrents se faisant manifestement parfois une spécialité de "casser" leurs confrères sous le couvert de l'anonymat).

Par ailleurs, les mécontents ayant naturellement une propension plus forte à écrire leur insatisfaction que les consommateurs satisfaits à dire bravo et merci, le web amplifie largement la réalité et l'importance des problèmes. Mais, pour le moins, cela met pression sur les marques pour atteindre la perfection !

L'un des points que suggérait l'article était le fait pour une marque d'identifier les bloggeurs influents, les trendsetters, et de leurs faire les yeux doux, comme ce qui se pratique en fait avec les journalistes... Ainsi était cité France24, qui avait invité une douzaine de bloggeurs pour visiter ses locaux en avant première, tentative de "façonner" son image auprès de gens qui comptent.

Genre délicat quand même, les lecteurs de blogs apprécient un ton libre, franc, authentique. L'indépendance d'esprit et financière d'un bloggeur est je pense une composante de son intérêt et de sa crédibilité. Personnellement, je pourrais commencer à me méfier d'un bloggeur que je sais avoir été invité par telle ou telle marque.

Il y a bien entendu des exceptions. L'article cite ainsi le fameux blog d'Andrew Carton, Treonauts, blog très bien fait, dédié aux Tréo, que je consulte assez régulièrement. Sur un tel blog dédié à un produit, je m'attends justement à ce qu'Andrew m'apporte des informations fraîches et pertinentes sur mes smartphones favoris, et je me doute bien qu'il a des relations très privilégiées avec Palm. Le blog d'Andrew est devenu un blog commercial, cela ne me gêne pas car c'est son business et c'est très clair pour tous. Cela n'empêche pas Andrew cependant d'avoir une certaine indépendance d'esprit, tout comme par exemple les magazines Apple (ie SVM Mac, Univers Mac, etc) ne sont pas à la botte d'Apple.

Plutôt qu'une approche ciblée sur tel ou tel bloggueur, dans l'espoir de démarrer un buzz marketing (c'est très à la mode), je suis surtout pour ma part partisan d'avoir une ouverture très large sur les consommateurs : mettre le paquet en relation client, avoir ses oreilles grandes ouvertes à l'ensemble de la communauté consommateurs, faire des journées portes ouvertes (pour tous), etc.

Finalement, avec les risques de dérapage incontrôlé que peut générer le web 2.0, mais également les opportunités qu'il apporte, l'objectif fondamental pour la marque est d'être le plus proche possible du peuple, de façon réellement authentique, et que ce soit un vrai mindset inscrit dans son ADN. Il faut qu'elle montre qu'elle se préoccupe réellement des besoins et des problèmes de ses clients, qu'elle veut aller à leur rencontre de façon candide mais très professionnelle, qu'elle sait régler d'éventuels problèmes de façon très réactive.

L'intérêt, l'amour et la bienveillance des consommateurs, ça se suscite par une ouverture et une écoute permanente. Ce n'est pas quand le problème arrive qu'il faut devenir subitement ouvert et sympathique, mais tout le temps ! Au dela de la qualité de ses produits et/ou de son service, il faut constamment affirmer haut et fort des valeurs de proximité consommateur, et les traduire en actes bien concrets. C'est ainsi qu'on se façonne une vraie et forte image de marque, au dela du baratin publicitaire ou de ce qu'on appelle dans le jargon le "claim marketing".

De façon générale, avoir un claim marketing, quel qu'il soit, n'est pas suffisant, car on ne dupe pas le consommateur sur le long terme. Il faut simplement véritablement assurer derrière la promesse, sinon retour de bâton ! Affirmer par exemple avoir des prix imbattables, alors qu'on trouve moins cher ailleurs, au delà d'une emphase publicitaire pour le moins trompeuse, c'est prendre un risque sur son image.

Une attitude d'honnêteté a toujours été nécessaire pour faire un bon business sur le long terme (rappelez vous Barenton confiseur : "l'honnêteté n'est pas une preuve d'intelligence mais une preuve de bon sens") mais cela devient encore plus essentiel avec l'Internet participatif, où tout un chacun peut dire ce qu'il pense et laisser dans l'hyper-espace web une trace indélébile...

Finalement, la meilleure pub avec la donnée de l'Internet Participatif, c'est de passer un maximum de temps en direct avec ses consommateurs, de les écouter et de leur parler, de leur transmettre ses valeurs.


December 10, 2006

Le Social Shopping et l'Avénement des Slow Moving Consumer Goods !

Après Ebay Express et Zlio, voici qu'Amazon se lance aussi dans la mise à disposition d'une solution pour permettre à tout un chacun de s'improviser e-commerçant avec aStore, maintenant en version publique officielle après quelques mois de beta.

L'ami Jéremie (Berrebi), pionnier en France du social shopping, avait bien senti le marché quand il a (re)lancé Zlio en août dernier !

L'idée correspond à un vrai besoin et a une vraie fonction : pour les internautes et pour tout site en général, c'est une solution simple, rapide et gratuite pour gagner quelques sous, et pour les marchands, c'est un formidable moyen pour étendre et capilariser leur reach à un coût raisonnable (de même nature que l'affiliation). Lors du lancement d'aStore, Jérémie déclarait : "...ils ont d'ailleurs donné des idées à plusieurs très grands marchands français qui nous ont contacté pour monter leur réseau de boutiques virtuelles sur le même modèle...".

Avec aStore, l'internaute lambda a ainsi à sa disposition les 10 Millions de SKUs proposées par Amazon, avec les descriptifs et les reviews associés. A lui après de les mettre en forme de façon adéquate (Amazon fournit de nombreux outils pour cela) et surtout de se faire connaître.

Pour Zlio, Amazon est à la fois un "partenaire marchand" et également un concurrent avec aStore.

Le développement de ces boutiques virtuelles affiliées, créees en quelques instants par les internautes, est un phénomène à suivre de près. S'il est évident que la plupart ne réaliseront que des revenus très marginaux, la facilité de création favorisera leur multiplication et l'ensemble de ce "réseau de vente secondaire" finira bien par représenter une part des ventes des e-marchands tout à fait digne de considération.

Surtout, ce qui est je pense intéressant, c'est la nature même de ce qui peut être vendu via ces boutiques. Si un internaute n'ajoutera que très peu de valeur ajoutée à vendre sur son site tel appareil photo numérique en vente chez Amazon, le passionné de Sudoku (je cite volontairement ce produit en clin d'oeil à Jérémie) aura toute la crédibilité pour diriger ses lecteurs vers tel ou tel produit lié à sa passion chez le marchand spécialisé. Et dans toute population, il y a d'innombrables spécialistes de ceci ou cela. La connaissance et l'expertise collective est phénoménale comme l'a d'ailleurs montré wikipedia...

Tail En conséquence, le "social shopping" doit mécaniquement favoriser l'émergence de la"Long Tail" chère à Chris Anderson (son livre a d'ailleurs été récemment primé "best business book of the year" par Amazon) qui explique que le futur ce sera de vendre moins de plus de choses.

Si le concept est intellectuellement séduisant, car nous voulons tous des produits spécifiques totalement adaptés à nos besoins et notre utilisation, il se heurte à un obstacle bien concret dans son application : il est très difficile pour un retailer physique de mettre en rayon des références qui ne tournent que quelques fois par an. L'immobilier coûte cher, la surface est toujours comptée, il faut donc optimiser; la grande distribution agit ainsi plus comme un promoteur immobilier qu'autre chose, concédant ses linaires aux références qui ont la meilleure rotation afin de dégager la marge brute la plus importante au mètre !

Si une référence ne tourne pas assez, elle est retirée sans état d'âme des linéaires, et tant pis pour ceux qui l'aimaient bien. Et tous les consommateurs savent la difficulté qu'il y a parfois dans le monde physique à trouver des articles bien spécifiques qui n'intéressent qu'une cible de population réduite.

Dans les mois qui viennent, je reviendrais longuement sur ce concept de long tail, de façon très concrète. Son avénement, rendu strictement et uniquement possible par le web, va économiquement bouleverser un certain nombre de choses...

En parallèle des fameux FMCG qui portent bien leur nom ("Fast Moving Consumer Goods", produits à rotation rapide traduit par "biens de grande consommation"), je pense qu'on va voir éclore grâce au web une nouvelle économie des Slow Moving Consumer Goods !

November 08, 2006

Earnings Report 2.0 : Shutterfly is "Extremely Pleased" to Double its Loss !

Shutterfly, a leading photo sharing and printing website in the US, yesterday reported their first quartely earnings as a public company after their recent IPO.

Revenues grew in the area of +40% up to $21M, which is decent but far lower that what other much bigger e-tailers as Netflix (+48%, up to $256M) or VistaPrint (+73%, up to $50M) had achieved during the quarter.

While revenues grew, gross margin significantly declined (6 full points) and operational loss doubled as fixed costs also soared with higher R&D, G&A and Marketing expenses.

This once again is very different from Netflix or VistaPrint which posted better margins and greater operational profits...

Stephen Recht, Shutterfly CFO, could proudly declare : "We are extremely pleased with our financial performance this quarter...". At the last Jeffrey Broadview Internet conference in NY last February, Stephen Recht, newly appointed CFO, was a strong advocate of Shutterfly's web 2.0 approach. I at least confirm their finance 2.0 approach when one is extremely pleased to narrow its gross margin by 6 full points vs year ago quarter and to double its operational loss !

How about the free cash flow, a metric I particularily pay attention to as concerning my stock market investments ? Well, picture is not that nice, free cash flow is bleeding and will continue so next year with $20 to 25M capex expected while EBITDA should be at the same level at best. In other words, after 8 years of operations, company will still suck cash...

That's sometimes a bias and an issue with American companies and VCs (not all, of course), they can only think "big", they spend big money, no matter what the operational realities are and what the nitty gritties of businesses are, and whether or not frugality is a key success factor (as it is in most e-commerce businesses). They spend like crazy, travel 1st class where coach class should be the norm, and they simply can not adapt their behavior.

They are just formatted in a certain way which is truly great in some environments, but not in all, and when that's not the case, don't expect them to change !

Back to Shutterfly, the story is an interesting one. They were approached in 2004 by HP, a year when they made $55M revenues. There was no deal for valuation concerns, as Shuttefly estimated they were worth well north of $500M. As a consequence, HP acquired Snapfish which was then much smaller (around $30M sales), was hardly profitable, for the extraordinary price of $300M, 10 times sales...

Almost 3 years later, Shutterfly at long last gets public, raises $80M and is now worth around $300M, ie a bit more than $200M "pre-money", which is less than half the price of a deal they turned down 2 and a half years before !

Sure, Shutterfly is worth something, it has clear growth potential, but one has to be realistic about what it's really worth. Business is extremely competitive, there's no striking long term competitive advantage, so don't expect to juice extraordinary margins from such a business, let alone the capex it requires year after year.

Maybe some people dream, I don't ! Shutterfly's market cap of almost 3 times 2006 sales is reasonnable (considering thre $80M cash raised), and I wouldn't really pay more that that at this point.