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November 23, 2006

Comments

Je pense que votre derniere phrase résume bien la situation actuelle.
Par contre, pourquoi vouloir aller habiter en Amerique alors que certains pays europeens sont deja tres interessant, l'Angleterre par exemple.

Elludovio, j'ai vécu près de 10 ans au total en Angleterre, mais je ne m'y suis pas trop fait...

Mais c'est vrai que Londres est pas mal aussi !

Est-ce que tu as l'impression de "t'entêter" ? Fabrice Grinda t'a-t-il dit en quoi c'était plus facile aux US ?

Michel,

Ce que tu dis me choque quelque part. Sans vouloir etre trop nationaliste, tu as été formé en France (enfin a priori, je n'ai pas ton CV détaillé) et tu y as fait une belle réussite.

Pourquoi vouloir quitter le navire, meme si l'herbe a l'air plus verte ailleurs (elle l'est très certainement d'ailleurs)?

Ca me fait peur cette "fuite des élites".

A lire le dernier bouquin d'Attali

Il y a des refexions tres interessantes sur l'attractivité de certaines places sur les "élites"

Le phénomène n'est pas nouveau

Je suis complètement d'accord avec votre ami Fabrice.

A moins d'avoir de très bonnes raisons de rester en France (l'enracinement familial en est une), je vois mal comment un pays où la moindre tentative d'amélioration des conditions économiques (ex. réforme de l'absurde système de retraites) se termine dans la rue, où 40% des jeunes souhaitent devenir fonctionnaires, où le suicide collectif est la règle (on a voté Non à une Constitution qu'on avait construite pour nous favoriser) peut offrir les meilleures conditions à l'entrepreneuriat. Les Français aspirent à devenir rentiers (des aides sous toutes leurs formes) quand les Américains prennent des risques, se plantent beaucoup mais quand ils réussissent, it's big. Aucune société européenne créée dans les 30 dernières années n'est classée dans le classement Fortune 100 contre deux ou trois bonnes poignées pour les Etats-Unis: on ne sait plus voir grand.

Heureusement qu'on a pour nous nos paysages, notre infrastructure bien maillée et nos très bons ingénieurs. Mais est-ce vraiment suffisant?

Stéphane,

Je ne sais pas ce qui te choque exactement ? Le fait que moi je songe éventuellement, un jour, à partir, ou le fait qu'on est dans une situation en France qui pousse certains entrepreneurs à partir ?

Moi, ce qui me choque, ce sont ceux qui partent de France pour des raisons strictement fiscales, ils habitent en Suisse, au UK ou en Belgique mais travaillent en France quand même...Ca, c'est vraiment pas citoyen. Il n'est pas normal que des gens gagnent de l'argent en France mais n'y payent pas d'impôts. C'est de la fraude, tout simplement. C'est petit, voire minable.

Sinon, à titre entrepreuneurial, la France est un pays merveilleux pour dépenser son argent, mais moins pour le gagner.

Ce n'est pas la lourdeur administrative ou ses tatillonages qui me gènent mais plutôt l'état d'esprit général. EN effet, quand 70% (et pas 40% Jeremy) des jeunes rêvent d'être fonctionnaire, on peut se poser des questions.

En 20 ans, les choses ont bien changé et je vois trop peu de gens autour de moi avec la niak pour entreprendre et réussir.

Et le duel qui se profile me donne encore plus envie de partir...

Ni Sego ni Sarko ne m'inspire, mais alors pas du tout, pour des raisons très différentes bien entendu.

Dans les 2 cas de figure je ne m'identifie aucunement et n'identifie la France à ça.

Ce qui ne m'empêche pas d'analyser que Sego je est dans l'air du temps !

Que 70% des jeunes veulent (pas rêvent) être fonctionnaire ; je comprends.

La France:
20% de la population a plus de 50 ans,
50% de la population vit avec moins de 1500€/mois,
8 millions de personnes sont pauvres (moins de 780€/mois...

Les jeunes qui ont de 0 à 2 ans d'expériences pro ont grandi avec les 35h et les pubs pour le loto ; bye, la valeur du travail et sa notion de plaisir...

Alors vu cette réalité désolante, je comprends que lorsqu'ils n'ont rien qu'ils recherchent la sécurité même pas le confort ; ils recherchent à satisfaire des besoins minimum...

Bonjour Michel,

Petite question au passage : Que penser et que pensent les Américains du pseudo retour d'Al Gore aux affaires qui a quand même fait comprendre à tout le monde avec 'an inconvenient truth' qu'il n'était pas fini et qu'il valait en tout cas mieux que Georges Bush dans certains domaines dont le domaine de l'environnement? Je sais bien que c'est un sujet qui n'est pas en pointe pour les US mais justement quel impact ??

Jean Louis (J.), comprendre ne veut pas dire approuver, et encore moins participer !

Pascal, j'avoue que je ne sais pas !

Je comprends, j'approuve une certaine aversion au risque lorsque le gain "proposé" (par nos gouvernants, des stés) semble marginal...

Mon exemple sur l'aversion au risque: tout le temps, lors de ma scolarité, j'ai été boursier...Après le bac un redoublement équivalait à la perte des bourses...Pour ce que je voulais faire après, peu m'importait que ce soit une école d'ingénieur ou une école de commerce, je voulais un peu de prestige...J'ai commencé une math' sup, au bout de 15j, je me suis dis que c'était trop risqué. Je suis descendu d'une catégorie, j'ai explosé mes concurrents et avec les passerelles (sans redoubler, en redoublant de vigilance, sans perdre de temps...), je suis parvenu à un peu de prestige...

@Michel: disons que ton point de vue m'aurait paru plus évident si, suite à un échec, tu partais tenter ta chance ailleurs.

Mais là tu as formidablement bien réussi jusqu'à présent, c'est bien que l'entreprenariat est possible en France, non?

Quant aux 70%, ce n'est qu'un sondage parmis d'autres, pris à l'instant 't'. Ca ne reflète pas forcément l'état d'esprit ambiant, pas dans mon entourage direct en tout cas.


Bien sûr qu'on peut entreprendre en France, bien sûr que c'est possible, et je vais même recommencer à partir de février quand j'aurais fini de passer les rênes à Stan Laurent.

Mais il n'en reste pas moins que je n'aime ni Sego ni Sarko et que je n'aime pas les blocages et rigidités de la France, et que je n'aime pas non plus l'état d'esprit ambiant où les jeunes veulent, en général, prendre le moins de risque possible et se dissocient des projets d'entreprise.

Malheureusement, pour la faible majorité de jeunes francais voulant se lancer et mettre en place un projet, rien n'est mis en place pour les encourager. C'est ainsi, en parti pour cela, que je suis content d'être en Angleterre.

c u
Ludovic

Et tu en payes beaucoup des impôts toi ?

C'est le paradoxe du système français.

Un fonctionnement tellement contraignant, une complexité pour entreprendre réelle, qui ont pour conséquence de fabriquer d'excellents dirigeants.

Oui le système peut étouffer certaines intiatives qui pourraient voir le jour dans un environnement plus propice. Mais il a la qualité de son défaut, à savoir obliger les entrepreneurs à faire preuve de créativité, d'inventivité et de courage pour passer outre. D'où, des créateurs d'entreprise qui se doivent d'être excellents pour réussir.

Je suis persuadé que nous sommes dans un pays fantastique avec de réelles opportunités de business. Mais, c'est vrai, pour se lancer, il faut une bonne dose de "grinta" (l'équivalent de ton niak, Michel), une capacité d'adaptation à toute épreuve, un pragmatisme tout terrain et de plus en plus... les compétences.

J'aimerais comme beaucoup d'entre vous un modèle plus motivant. Mais malgré celà, ce n'est pas ce qui m'empêchera d'entreprendre en France. Si mon business model repose sur rien, ce n'est pas parce que je vais le monter aux US que le succès sera au RDV...!

Quel paradoxe ! Que penser du pays qui a élu deux fois G.W. Bush en lisant ta phrase « les élites que le peuple se choisit reflètent le pays lui-même, son état d'esprit, ses attentes, ses craintes, ses rêves, ses fantasmes, ses blocages et ses problèmes. » ? Sans oublier les média qui ont joué le jeu de la propagande notamment en se faisant l’instrument du « French bashing ».

En revanche nous avons certainement beaucoup de choses à apprendre de leurs choix économiques, pragmatiques. Notamment dans le domaine du système de financement de l’innovation… !

"les élites que le peuple se choisit reflètent le pays lui-même, son état d'esprit, ses attentes, ses craintes, ses rêves, ses fantasmes, ses blocages et ses problèmes. »

Oui, et cela est aussi vrai pour les US. Le fait qu'ils se sont choisi un Georges Bush, ce par 2 fois (et la 2ième fois de façon nette et sans bavure) est aussi tout à fait caractéristique du pays.

Visiblement, ils n'ont pas pour objectif d'avoir un Président humaniste, cultivé, à la belle prestance, comme on les aime chez nous...

Ils ne demandent clairement pas la même chose à leur Président !

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