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« IPhone et le Steve Jobs Keynote : Mes Souhaits ! | Main | A Room with a View ! »

January 05, 2008

Comments

Bonjour,

Je suis d'accords sur le fond de l'analyse. Sur le message de Steve Jobs également. Mais peut être faut il le relativiser. "faîtes ce que vous aimez, vivez votre vie à fond, avec passion, avec conviction ! The rest will follow !" c'est bien, mais c'est plus facile lorsque l'on est issu de milieux sociaux favorisés et quand même plus difficile lorsque l'on manque de ressources financières et/ou intellectuelles. Attaquons nous à la source, donnons à tous les moyens et je suis persuadé que plus de jeunes pourront vivre à fond et faire ce qu'ils aiment.

Le message, dans le fond, est bon... sauf qu'en France, on a tendance à te donner ta chance en fonction de tes diplômes, pas en fonction de tes aspirations. Si tu ne sors pas d'une belle et grande école, c'est moins facile tout de suite. Alors qu'aux USA ou en Angleterre, on te donne ta chance, après à toi de prouver sur le terrain... et avant d'arriver à cet état d'esprit en France, il risque encore de se passer du temps...

Michel, "Do what …Faites ce que vous aimez, vivez votre vie à fond, avec passion, avec conviction" ne serait pas une vision un peu idéalisée de la société ?

"Les jeunes" savent bien/se rendent compte qu’aujourd’hui la société vire vers un ultra libéralisme - une ultra consommation - une ultra … débridée, ce qui de mon point de vue n’est pas une solution face notamment aux défis environnementaux qui nous (les) attendent.

Dans un même temps beaucoup trop de jeunes n’ont pas accès aux connaissances qui leurs permettraient de comprendre les mécanismes de la société. En effet, c’est l’ignorance qui crée l’angoisse face à l’avenir.

Il me semble aussi qu’il est grand temps de changer/modifier les échelles de valeurs projettées aux jeunes et moins jeunes et ce n’est pas pour tout de suite: l’image que projette le premier d’entre nous > Sarkozy n’est, de mon point de vue, pas la bonne.

La prochaine évolution sociétale devra/devrait plutôt être basée sur des valeurs de collaboration et non plus (uniquement) de compétition.

S'engager avec foi et conviction ne veut pas dire se battre contre les autres et faire la compétition en permanence !

C'est vrai que le contexte en France est moins favorable qu'aux US pour ceux qui ont moins de diplome mais il y a tt de meme de tres belles reussites d'autodidacte.

Maybe moins facile, mais neanmoins toujours possible. Il faut peut etre aussi y croire plus fort !

Q

Moi aussi, cette étude m'a choqué ! J'ai du mal à comprendre. Je n'ai pas l'impression que quant j'étais jeune (il y a 15 ans) nous étions dans cet état d'esprit là (note de relcture : ok, là je fais mon vieux con).

D'ailleurs, les premiers commentaires m'estomaquent aussi : "oui mais c'est pas facile" , "oui mais en France", "oui mais sans diplôme".

Oui, mais ... si tu n'essayes pas, tu n'y arrivera pas. C'est cette envie qui manque aux jeunes peut être ?

Olivier, en effet, les commentaires ci-dessous renforcent l'étude ! On se cherche d'abord des explications et des excuses.

Bien entendu, il faut "y" croire, et la passion est essentielle pour "Réussir", mais hormis le fait qu’il soit nécessaire d’être formé pour avoir un esprit indépendant... et Oui ce n’est pas inné, il ne s’agit plus uniquement de force de travail, encore faut il avoir accès à la (aux) connaissance(s), aux écoles, aux réseaux, à l’environnement qui permette de, à l’information nécessaire pour, etc. Bien sur tout cela n’est pas inaccessible ... Quoi que! Il y a encore très peu de temps un "noir" n’avais quasiment pas accès à un plateau de télé notamment du 20h, un "arabe" n’a/n’avais pas accès à un jeu télévisé, un handicapé à un travail "normal", etc. Mon ami Sammy Davis Junior avait une maxime qui de mémoire disait à peu près ceci : il est difficile d’être petit, moche, noir et juif. Ca doit être difficile à moins ... Les self made man existent mais ils sont quand même très peu nombreux. La meilleure solution pour se forger un esprit libre sera certainement la formation familiale/scolaire/etc.

Bonne année Michel.

Le sondage est vraiment inquiétant pour l'avenir de notre pays. Il faut changer les mentalités, mais c'est ce qu'il y a de plus complexe et de plus long. Et avant que cela nechange, on aura eu le temps de se faire passer dessus par beaucoup de monde non ?

Je crois que c'est un retour de balancier. Les jeunes adultes d'aujourd'hui sont encore le fruit éducatif, les "bavures affectives", des conseils de Françoise Dolto et des ses épigones squattant les médias. Après l'enfant roi, voire l'enfant tyran, que le jeune adulte cherche de l'ordre, de la structure, ne me semble pas surprenant. (cf. travaux de Didier Pleux par exemple, sur la Doltoisation des esprits). Ca nous fera d'excellents fonctionnaires :-)

«Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront.»
René Char - Rougeur des matinaux

Ma solution: le scoutisme de 12 a 16 ans.

Independance, initiative, demerde et la Niak chere a Michel. Le tout dans un esprit de franche camaraderie au fond bois comme en ville.

Sans avoir lu l'article du journal que tu cite, j'ai pus l'année dernière à mon retour en France après une vingtaine d'années passées à vivre à l'étranger que en effet les 16 - 20 ans en France depriment et ont une trouille bleue de l'avenir.
Que faire pour leur redonner confiance ? leur donner un esprit d'entreprendre ? de ne pas attendre que leur avenir soit façonner par d'autres ?
Mais enfin nous le savons tous que faire :
Débarrasser la France de ses carcans : L'ADMINISTRATION , les mentalités amères et vieux jeu qui ne donnent JAMAIS la chance aux ambitieux à moins que tu ne sois part d'une famille "aisée" ou déjà installée dans le "circuit", REFORMER le système des banques, ARRÊTER de pomper les petites et moyennes entreprises avec les charges sociales et taxes qui flinguent 70% des entreprises à partir de leur troisième année de vie, REFORMER le système du travail (faites chier avec vos 35 H), DONNER une deuxième chance à ceux qui se sont plantés une fois déjà d'ailleurs j'ai toujours trouver cette mentalité vraiment nulle et dire qu'aux USA s'être plante une fois est considéré comme avoir de l'expérience !!, mais aussi arrêtons donc te toujours nous plaindre, la réussite est à ce prix.
J'arrete maintenant la liste serais trop longue :-)
Bon weekend à tous et à toutes !

Il est curieux de voir que pour certains, la seule réponse à cette étude réside dans l'ultra libéralisme. Alors qu'il est probablement un des facteurs de cette désespérance ressentie par les jeunes français. Il est absurde de vouloir comparer les mentalités US et française, et vouloir copier cette mentalité, c'est aussi accepter que le nombre de prisonniers sera multiplié par 10 d'ici peu (il n'y a pas de raison que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets). Non, il vaut mieux chercher chez nous les raisons de cet échec qui n'est lié ni aux 35 heures, ni aux fonctionnaires , ni aux PME, ni à SARKOSY (quoique) ni à ROYAL , j'en passe et des meilleurs.
Cet échec est , à mon sens, d'essence éducative, et l'école à sa part de responsabilité. Ce qui caractérise le système scolaire français, c'est la course à l'élitisme. Or cette quête éperdue d'être le meilleur, fabrique surtout des jeunes qui sont privés "d'estime de soi". Se sentant dévalorisés sans cesse, ils ne peuvent regarder l'avenir sereinement. Cela est confirmé par toutes les études comparatives sur les divers systèmes scolaires. Au delà des réussites et des échecs, la principale singularité de notre école est que les élèves s'y sentent mal pour une part très importante. Bien évidemment, l'école ne fait que refléter l'opinion générale : il faut "pousser" les élèves , les mettre dans de bonnes classes, leur trouver les bonnes filières. On verse des larmes de crocodiles sur les ZEP, mais de fait, beaucoup fuient la carte scolaire, soit par des arrangements soit grâce à l'école privée. Désormais, c'est même officiel, les bons élèves auront priorité pour échapper à cette carte scolaire. Et les autres qui resteront dans le ghetto ? On oublie ce principe pourtant simple : si dans une classe de 35 on ne valorise que le premier, alors il y a 34 perdants.
Et que dire du premier emploi? Nul n'ignore que c'est avant tout le carnet d'adresses de papa ou maman , ou bien les relations tissées au sein d'une école prestigieuse qui sont la clef la plus sure pour obtenir un premier emploi.
Quand on n'a pas de relations, qu'on n'est ni chanteur ni footballeur, qu'on n'est pas brillant élève, et qu'on vous a fait comprendre toute votre jeunesse que vous n'êtes qu'un nul, alors oui, l'avenir parait bien sombre.

Louis, la course à l'élitisme existe partout, mais sous des formes différentes.

Le système français n'est pas caractérisé par sa course à l'élitisme mais par l'étroitesse des "voies royales" pour être dans cette élite.

Il y a par exemple un élistime tout aussi fort au UK (Oxford, Cambridge), mais on peut faire de la littérature française, de la chimie, des maths, etc, et toujours être dans l'élite.

Avoir une élite est nécessaire, mais encore faut-il qu'elle soit multi-forme et quelle ne s'endorme pas et qu'elle ne fonctionne pas en caste.

Olivier, le problème est bel et bien un problème global de mentalités !

Si je déplore, je me rend compte que les changer ça prend du temps, bcp de temps et qu'il faut certainement bcp de courage, de volonté, de tenacité, et de garder le cap pour imposer des changements salutaires.

Mais comme le 1er job d'un politique au bout de 3 ans est de préparer sa réelection 2 ans plus tard...

@ Louis : Non, je ne parle pas d'ultra libéralisme mais plutôt de liberté d'entreprendre.
Le "système" américain est ce qu'il est, je ne pense pas que le reproduire à 100% en France pourrait fonctionner, mais tout de même certains exemples nous démontres que la-bas TOUS et TOUTES ont leur chance (je le sais j'ai eu ma chance la-bas et çà m'a plutôt bien réussi ).

@ Michel de Guilhermier : "Mais comme le 1er job d'un politique au bout de 3 ans est de préparer sa réélection 2 ans plus tard..."
Ne comptons pas sur les politiques, se ne sont pour la plupart que des démagogues incapables :-) changeons plutôt les mentalités !!! ce qui je le déplore est presque ubuesque tant la majorité de nos compatriotes se retrouvent englués dans le système administratif et social.

Bonjour, bon article et surtout merci pour cette vidéo qui m'a mis la larme à l'oeil (c'est véridique...)

Ca donne de l'espoir d'entendre quelqu'un parler comme ça. J'aurais quand même ajouté pour sa "défense" qu'il a une chance de gagnant du loto.

Concernant le manque de confiance en l'avenir professionnel des jeunes français, je pense, étant jeune (25 ans) que c'est surtout la tendance affirmée depuis plusieurs années des entreprises à imposer un modèle de recrutement basé sur un besoin en technique et en expérience de plus en plus grand, quel que soit le domaine, qui a faussé les réalités du marché du travail;

exemple, pour un poste d'analyste financier, on va vous demander souvent d'être diplômé d'une école d'ingénieur (aucun rapport), de maîtriser le développement d'outils informatiques (une formation en interne de 3 jours suffirait...tout le monde aujourd'hui connait word et excel..), d'avoir d'excellentes qualités de communication (il suffit de rompre la timidité, ça vient avec le temps..), et enfin, de connaître, un peu, le monde de la finance (on y vient, enfin au coeur de métier..).

Concrètement, (je caricature un peu mais c'est pour mieux faire ressortir le décalage qui existe) ce qu'on y fait à ce poste d'analyste financier, c'est mettre des chiffres dans des cases sur un logiciel spécialisé, lire l'interprétation proposée et valider et mettre à jour le tout. Tout cela vous aura coûté 5 années d'école d'ingénieur à 8000 € l'année, un bon master finance à 12000 €, soit 52000€, sans compter le temps passé, les efforts, et quelques bonnes années de stage non ou peu rémunérées, etc... pour finir dans de la saisie informatique autour de 25000€ brut, salaire d'un débutant, pour évoluer grosso modo à la grille dans une grosse boite.

Effectivement, ça fait peur.

Il y a un manque de franchise, d'une part, des écoles et des universités, sur les débouchés réels de leurs formations, car elles ne souhaitent pas réellement tout mettre en oeuvre pour s'adapter aux réalités des besoins des entreprises en temps réel, et d'autre part, des entreprises, camouflant derrière des titres ronflants des voies de garages, ou le petit numéro de la très grosse boite espère parmi tant d'autres un jour être le numéro 1.

Oui il y a un problème, car je constate tous les jours qu'il y a des milliers d'offres d'emplois disponibles en france, et les recruteurs se sont mis dans la tête qu'il faut le mouton à 5 pattes qu'on fera travailler au smic pendant le plus longtemps possible, en investissant le moins possible pour le former, au début en tout cas.

Pratiquement tous les jobs qui ne relèvent pas d'une haute technique peuvent être faits par n'importe quelle personne qui possède un niveau moyen d'instruction général, et c'est ça, à mon sens, le vrai esprit du libéralisme et de l'entrepreneuriat.

La prise de risque doit être partagée, l'initiative doit venir des entreprises si le système s'est bloqué un jour, peut importe à qui revient la faute, aux politiques ou autres. L'avenir, c'est croire que tout le monde peut évoluer. Comment peut-on croire qu'on forme aujourd'hui les meilleurs travailleurs en Chine ? Les meilleurs ingénieurs informatique en Inde, alors qu'ils n'ont pas les dizaines d'années d'expérience des pointures américano-européennes ? Parcequ'un jour, on leur a donné leurs chances. Pourquoi les entreprises ont-elle pris ce risque ? Car au niveau local (c-a-d en Asie), elles n'avaient pas le choix.

Tout le bien que je vous souhaite pour 2008, chers entrepreneurs, c'est que la technocratie ne vous gagne pas...


Qu'il faille une élite, oui bien sûr.
Une élite républicaine, mille fois oui (et je trouve qu'on s'en écarte de plus en plus).
Mais il y a une différence à dégager une élite et organiser l'école dans ce seul but! Avec je le répète une conséquence lourde, la baisse de l'estime de soi. C'est l'estime de soi qui permettra d'être entrepreneur, d'avoir une ambition constructive, que l'on soit boucher charcutier, dirigeant d'une PME,salarié d'une grosse entreprise ou fonctionnaire. Je ne suis pas certain du tout que nos dirigeants, nos décideurs aient toujours cette mentalité.
On peut être polytechnicien et avoir le sentiment d'être un raté.
Cette estime de soi se construit jour après jour, et elle est fragile. Je la mesure au quotidien (je suis prof de maths en Terminale S, une très bonne classe). Je vois mes élèves se désespérer dès qu'une mauvaise note est rendue. Je vois cette pression constate qui , au lieu de stimuler les élèves, les paralyse, les rend incapable d'imagination, les empêche de prendre la moindre initiative.
Les classes préparatoires servent de modèle à l'ensemble de la structure.
Notre école formate plus qu'elle ne forme.

Le systeme scolaire au global ne mene pas a de bons jobs et dans le prive le clonage systematique empeche tt ouverture.
Le probleme de la France c est qu elle manque d air, d ouverture, de portes, d opportunites .. il faut se battre sans arrêt contre des stupidités : diplome, age, experience, couleur de peau ..
Prendre son indépendance financière devient compliqué. Quitter le nid familiale est bon pour le moral ! Qd on rame jusque 30 ans pour se poser dans un job forcement le moral n est pas la.
Je passe sur la culture française qui n aime pas la reussite, l argent, l anti-capitalisme primaire, n aime que des personnalites portes sur le social, des chanteurs ou des sportifs ( l abbe pierre, zidane, sardou, noah ..) et cette culture du defaitisme, ou l on met toujours l accent sur le verre a moitie vide et non a moitie plein ..

La France ne fait pas rêver les Français, elle manque clairement de symboles de réussite-

Ce week end je discutais avec une personne qui m'expliquait avec enthousiasme comment elle avait réussi à se faire déclarée comme invalide pour travailler, et ainsi toucher une rente de quasiment 3/4 du salaire minimum d'insertion.
Cet phénomène qui m'inspire tant de mépris, est pourtant très répandu et seul 50% des français paient des impôts en France. Beaucoup profitent lamentablement de notre système qui à la base vise à plus de justice et d'égalité.

L'objet de mon commentaire est toutefois de rappeller à ceux qui se lamentent des difficultés qu'ils rencontrent, que malheuresment leur situation ne risque d'aller qu'en empirant s'ils ne changent pas rapidement d'attitude. Un entrepreneur à succès me racontait un jour que pour lui ceux qui réussissent sont ceux qui acceptent de faire ce que les autres craignent ou refusent de faire (par faignantise, dedain, ou autre).

Plutôt que de se plaindre du CPE, et dépenser son énergie bêtement à s'émoustiller dans la rue, à l'époque, le jeune qui se serait levé pour dire, moi ce CPE je le prends, je le veux et je prouverai à l'entreprise par la qualité de mon travail qu'ils ont tout intérêt à me passer en CDI (si c'est cela le FRENCH DREAM...). Quel intérêt aurait une entreprise à licencier ce jeune s'il bosse bien?

PS: j'ai peut_être eu la chance de naître dans un milieu social aisé (qui semble d'après les qlqs commentaires ci dessus la condition parfaite pour réussir les études et son job????), mais la vie m'a réservé bien d'autres difficultés, que je ne souhaite à personne de rencontrer et qui sont à mes yeux bien plus graves et handicapantes. On naît tous avec un lot de difficultés dans la vie. La question est: comment comptez vous les affronter?

BB 22 ans, c'est louable ton attitude mais tu ne peux pas faire abstraction d'un point important. En France un certain nombre de boites profitent pas mal du fait qu'il y'a une saturation de demandeurs d'emplois dans certains secteurs (la com' par exemple), imposent des critères très nombreux pour le recrutement et mettent ensuite une pression pas possible à leurs salariés qui savent qu'ils sont sur des sièges éjectables et bien sûr proposent des salaires vraiment minimum aux débutants. Dans ces conditions, c'est pas évident de s'insérer dans le monde du travail surtout si on a pas de sécurité familiale.

Ce que disait Louis sur l'école et les élèves me semble intéressant, j'ai aussi eu cette impression que l'éducation en France a tendance à ne pas développer leur confiance en soi, mais plutôt les maintenir sous une pression un peu absurde (tout comme de nombreuses matières ont des programmes beaucoup trop lourds, et de fait jamais assimilés et donc rabachés sans cesse au fil des années). Suffit de voir le nombre de gens qui font des fautes de participe passé en "er" du style "je suis aller à la fac" pour se demander comment des trucs aussi simples passent à la trappe?!

Mickjagger, je suis totalement d'accord avec vous sur le fait que le système scolaire français est à revoir. J'en ai fait les frais comme nous tous.

D'ailleurs votre situation témoigne d'un autre défaut de ce système, on envoie nombre de lycéens ou de collégiens vers des fillières saturées.

Mais on a des exemples partout autour de nous qui nous rappellent que quelques soient nos origines (couleur de peau, sexe, QI, éducation, etc) on peut réussir.

Donc oui, le système n'est pas parfait, mais il faut remettre les choses dans leur contexte, quand on naît en France, ça reste malgré tout ce qu'on peut dire, une chance!

Bonjour à tous,

Je pense qu'il est juste de souligner que l'état d'esprit des jeunes français est inquiètant. C'est un phénomène que j'ai souvent observé et que je déplore!

Je suis actuellement étudiant dans une école de commerce. Si je pensais y rencontrer de nombreuses personnes motivées par l'avenir, et notamment prêtes à se lancer dans la création d'entreprise, je me suis finalement rendu compte que c'est loin d'être le cas.

En effet je suis étonné de l'idéal de vie de la majorité des jeunes avec qui j'ai l'occasion de discuter : un salaire un peu au dessus de la moyenne et une voiture qui rend jaloux les copains! Le métier en lui-même perd de son importance et l'idée de mener une vie qui ait un véritable intérêt pour soi et pour les autres n'est pas (plus?) un critère déterminant. (Je généralise mais il y a bien entendu des exceptions!)

Sécurité(!), voilà la clé de voûte de la logique que développe la jeunesse française, tant et si bien que le statut de fonctionnaire est maintenant jugé comme le plus enviable... Pourtant notre pays (qui reste quand même un symbole de liberté) abrite une soif d'entreprendre exceptionnelle (j'y crois!) mais cette dernière, il me semble, ne se manifeste pas par un optimisme (un peu idéaliste) en l'avenir. Finalement comme à son habitude la France revêt un caractère paradoxal. Est-ce forcément un mal?

J'aime l'idée que malgré la mondialisation la France garde une identité propre et qu'elle participe à la démocratie mondiale. Bien qu'il y ait des points négatifs, je ne suis pas certain qu'il faille s'inquiéter du moral des jeunes, mais plutôt (ca serait déjà bien) permettre à ceux qui ont de l'ambition d'atteindre leurs objectifs.

MG

Je suis entierement d accord avec vous.
Moi même j ai fait sup de co car je souhaitais eviter l universite que je trouvais de loin peu motivante ..

Ma grande surprise en effet a l esc a ete de trouver beaucoup d etudiants manquants de passions : une envie rapide de statut social pour ne pa sdecevoir papa et maman mais rarement plus .. pas trop de rêve perso, d envies ..

Même pendant les cours à la carte je trouvais un manque de curiosité effarant. Des cours choisis par les etudiants pourtant.

Je reste persuadé que l ambition est mal perçue en France > ambition = argent donc manque de valeurs et envie d ecraser les autres pour y arriver.

Je pense que cette façon de voir les choses inhibe de nombreux jeunes.

Je ne m explique pas ce manque d entrain.

Mon amie qui travaille à Manchester vit un rêve eveillé dans sa société. Jeunesse, dynamisme, formation des salariés, etat d esprit "open minded" .. de la même manière une amie revient de Londres avec un poste dans un ministère depuis 5 mois et déprime complètement > l etat d esprit general fait qu elle ne pense qu a une chose > repartir au plus vite.

Il y a un malaise profond chez nous qui bloque tout.

Je laisse le soin aux sociologues et autres spécialistes d analyser les causes de ce desenchantement mais ce n est pas normal.

Les jeunes Français ne rêvent pas.

Pour ne pas trop noircir le tableau quelques belles opportunités existent en sortant d’école / d’universite. Je pense en particulier aux VIE (anciennes « copés ») qui offrent aux jeunes diplomés des postes au bout du monde. Il faut se battre, les vouloir, montrer que l’on est motivé et ca marche (et pas besoin de faire l’X ou d’avoir un tonton PDG !!)… Le soleil du Mexique, la foule de Hong Kong, Wall Street, le Gabon chez notre grand petrolier national ou bien construire une route au Vietnam. Rien de la vie petit bourgeois que vous décrivez !!

Je suis a Londres (après quelques années a Paris et un VIE au bout du monde) et je vois autour de moi des Français qui ont la Niack. Ils se battent, ils sont motives et beaucoup réussissent très bien ! Et ce dans tous les jobs : traders, serveurs de restau (pour devenir managers), controleurs de gestion, toubibs, universitaires, etc.

Si la « grille » des sociétés en France, ne vous plait pas il vous reste tous les autres pays du monde !! Bougez !

Mr Glob> hyper rassurant ce petit billet ;-)

Les amis, merci de cette discussion passionnante et quand même assez fondamentale pour notre pays.

Si je déplore un manque de niak général, je sais aussi que les conditions en France sont moins favorables pour quelqu'un qui n'a ps le "bon format". Je ne dis pas que c'est impossible, mais juste bien plus difficile.

Et en effet, l'éducation française formate, donne un certain esprit cartésien plus qu'elle ne donne envie d'être indépendant, d'entreprendre, de se battre.

J'ai un frère qui est parti au Canada à cause de cela, et un autre au UK, pour en gros le même motif : avec leur cursus, ils optimisaient leur chance de réussir non pas en France mais ailleurs.

Maintenant, il ne faut pas non plus se retrouver dans une logique vicieuse, et sous prétexte que c'est plus difficile, baisser de suite les bras et ne pas y croire.

Surtout que pour celui qui y est croit et qui se bat, il y a des avantages en France, que je vais appeler des "parachutes" : une sécu, une assurnce chômage (à double tranchant).

Au UK et aux US, si vous vous décarcassez à fond, vos pouvez aussi être mis à la porte rapidement sans indemnité, sans chômage, et la sécu coûte cher !!

C'est un peu tard, je le sais mais j'aimerais pourtant moi parler.
Il est bien difficile de se sortir du moule dans lequel on a été élevé et s'il est vrai que le système français ne fait pas particulièrement d'efforts, le pessimisme des "jeunes français" n'est pas si étonnant que ça.
N'oubliez pas que pour beaucoup d'entre eux, le seul moyen d'information dont ils pensent à se munir est la TV, or vous conviendrez que les nouvelles n'y sont que rarement bonnes. De plus, on tombe dans une époque de crise: l'Histoire fonctionne comme ça, la période de mai 68 "est finie" et l'œil que pose la société sur les jeunes est rarement flatteur.
Il leur faut en plus payer les pots cassés, regardez tout ce que les professeurs leur disent sur l'écologie, l'économie, la politique... comment pourraient-ils avoir confiance ?

Avant de les envoyer chez les scouts, il faudrait penser à donner une touche de couleur pour contrebalancer chaque touche de gris mise dans le tableau qu'on leur dépeint. Regagnez leur confiance ! Et oui, donnez-leur une chance ! La jeunesse française veut parler parfois... mais regardez : à chaque fois on la muselle !

Je n'ai que 18 ans mais pourtant moi aussi j'ai l'impression de n'avoir aucun avenir en France : j'ai du potentiel mais je n'ai plus envie de rester dans ce pays si gris, si embourgeoisé. C'est de l'autre côté de la Manche que je trouverai ma place au soleil !

Il est vrai que la motivation chez les plus jeunes sera responsable de leur état psychologique et aura des impacts plus tard. J'habite dans la région de Wanze en Belgique, ici comme ailleurs la seule fenêtre que les jeunes ont sur le monde c'est facebook et la télé, personnellement j’appellerais cela la fenêtre d'un prison qu’autre chose!!!

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