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November 06, 2008

Comments

Oui mais n'est pas Loic le Meur ou PKM qui veut. Ils avaient l'école, le réseau, l'intelligence ET l'humilité!
Si peu ose se lancer trés jeunes c'est aussi parce que c'est bcp plus difficile. Il suffit d'entendre un capital risqueur français pour le comprendre. Je me rappelle JF Galloin (AGF private equity) dire que les éléments juniors d'une équipe compte 0 pour la levée de fonds!!

Ca me semble plus raisonnable de participer à une aventure avec une équipe de seniors dans un premier temps ou d'avoir un parcours à fort apprentissage pro comme le votre pour entreprendre par soi même ensuite.

En tout cas, mes potes de promo (EM Lyon entreprendre) qui se sont lancés seuls galèrent vraiment malgré leur talent.

Si je ne m'abuse, Fabrice Grinda est passé 2 ans chez McKinsey, à la suite d'une première création d'entreprise pendant ses études. Je chipote, désolé.

juste 1 an, mais ça ne change pas grand chose à la question !

N'est-il pas tout de même nécessaire d'avoir un minimum d'économies ou de soutien familial pour se lancer à la sortie de l'école?

L'entreprenariat après quelques années "chez les autres" ne permet il pas d'aborder tout ça de façon plus sereine ?

Evidemment qu'avoir des économies c'est toujours bon. Mais il y a des tas d'exemples de jeunes entrepreneurs qui ont commencé avec 40K€...

J'en ai bien une bonne dizaine autour de moi

Vincent, si je pose ouvertement la question, c'est que le débat est ouvert justement ! Il y a du pour et du contre, mais il n'y a de "loi"...

Perso je trouve tres bien d attaquer par 2 ou 3 ans dans un cabinet pour voir un maximum de secteurs d activites, bosser sur differents projets, acquerir des methodes et surtout cotoyer des gens de talent qui pourront devenir de futurs associes/partenaires/contacts

C'est la demarche je pense la + pro et la plus classique. Mais il faut etre au clair avec soi meme en integrant le cabinet. L ambition n est pas de devenir associé.

Je me serai lance a la fin des etudes a 1 condition > si j avais eu une Passion qui peut rejoindre le Business. Une culture deja etablie, un feeling fort, des idees neuves. On veut souvent entreprendre mais on cherche dans quoi.

Une passion tres precise permet de se lancer tres vite et de défricher du terrain ! > produits alimentaires, culture, web, mode etc.

Suivant les profils a chacun son parcours.

Mais comme pour un bon vendeur, un bon entrepreneur se reconnait tout de suite!

> Passion, curiosité, indépendance d esprit, caractère, générosité, charisme, vision, ambition, ténacité, ouverture d esprit, humilité, goût des autres ...

Pas évident à trouver !

Bonjour Michel,
sujet intéressant, je ne savais qu'il vous arrivait de donner des conf. à l'ESCP.

Pour ma part, après mes études aux US (Boston University) je suis rentré en France pour continuer mon entreprise créée pendant mes études. A mon retour, j'ai d'ailleurs fait en parallèle un Mastère à l'ESCP pour compléter ma formation et avoir un réseau en France.

Les 2 premières années ont été brutales, et j'ai pu mesurer la compétitivité et la dureté du monde des affaires, et surtout apprendre sur le comportement de l'être humain et de sa relation à l'argent : key in business!

Avec le recul, cette expérience m'a apporté l'humilité que je n'avais pas en sortant d'école (on se croit bon alors que l'on a encore rien prouvé) et l'endurance.

Pour se lancer à la sortie d'école, il faut à mon sens, outre 1 projet réaliste, posséder une bonne dose de confiance en soi et de pugnacité.

Je bosse sur un projet parallèle en ce moment avec un ami (HEC, puis 3 ans chez McKinsey, qui envisage le rachat plutôt que la création d'1 PME), et je me rends compte que nous avons des méthodes de travail différentes : lui a une approche plus théorique qui cherche à schématiser les concepts, industrialiser le process etc...même sur des tâches très simples ; de mon côté il me semble avoir une approche un peu plus pragmatique. Mélanger les méthodes de travail est une expérience très enrichissante, et clairement le fait de ne pas avoir fait ses "armes" chez les autres en 1er n'est pas forcément un handicap, et peut même être une force dans le sens où l'on a pas eu l'occasion d'être formaté.

L'arbitrage le plus difficile finalement n'est pas tant de savoir quand devenir entrepreneur (si l'on a tjs l'oeil ouvert on finit bien par trouver une opportunité de se lancer) mais si l'on a vraiment une âme d'entrepreneur. Bp de gens dans le monde des affaires se disent rêver d'être à leur compte un jour, alors que bien souvent ils se mentent à eux même , et pour diverses raisons : besoin de sécurité de l'emploi, reconnaissance sociale d'être dans un grand groupe,etc...

Ce n'est ni mieux ni moins bien, il faut juste faire ce qui correspond le mieux à notre personnalité.

de nombreux jeunes dimplomés vont rejoindre des grands groupes après leur grande école parce que si elles elles font autrement, leur entourage familial ne comprend pas

il me semble que c'est culturel en France. On aime bien les systèmes centralisés

Daniel

En France deja faire du business c est enorme, creer sa boite idem, alors monter sa boite en sortant de l ecole !!!!

Le business et contre culturel chez Nous > nous avons une culture et une mentalite a l oppose.

Je ne parle meme pas de l Education Nationale ..

Merci pour ce sujet ô combien d'actualité me concernant. A 34 ans, je ressens que c’est le moment !

Michel, je suis curieux de savoir pourquoi avoir attendu vos 33 ans pour vous lancer ? Surtout si l'envie était là...Et pourquoi avoir commencé par une reprise plus qu'une création. Etait ce un manque d'idée ?

Concernant la culture Française, je suis assez d'accord sur le fait qu'une grande majorité de personnes actives recherchent la stabilité et la sécurité (pays d'assistés ??). Travaillant dans le recrutement, je vois pourtant un nombre incalculable de cadres confirmés qui aimeraient se lancer. Le problème est que rien n’est fait pour en France. Les jeunes ont surement moins de responsabilités « extra professionnelles » et donc peut être moins de risques.

Néanmoins, je pense qu'il y a des nuances à apporter. Je discutais récemment avec un ami parisien qui me disait que lors de ses diners à Paris, les sujets finissent souvent sur combien de bonus ses amis vont se faire. « Je gagne plus de XXX K€ donc je suis ! ». Moi, je lui réponds que dans mes diners, les sujets tournent surtout autour de la création, de l'entrepreneurship, de « qui a monté quoi comme boite». Je pense que mes racines Lilloises, qui sont également celles de mes amis les plus proches, expliquent cette tendance. L’histoire de cette région étant très liée à la création de grands groupes (Roquette Frères, Lesaffre, Mulliez, Redoute…).

Demarrer une boite (et reussir) a ta sortie de l'ecole si tu n'as ni argent/ni reseau/ni genie est quasi impossible.

Donc pour le commun des mortels, acquerir quelques annees d'experience est defnitivement un enorme plus, car ca laisse le temps d'acquerir un reseau (ce qui est de loin le plus important des parametres a mon gout), le cas echeant de l'argent, et au moins la connaissance de l'entreprise.

Pour prendre mon exemple, il m'a fallu 3 bonnes annees dans l'internet, avant de decider de me lancer, et je suis tres heureux d'avoir ete patient, car c'est grace a cela que je suis aujourd'hui bien entoure... Est ce que cela va garantir le succes de ma boite? Rien de moins sur, mais ce qui est certain c'est que je suis largement plus pret qu'il y a 4 ans..

Marc H, en effet, le point essentiel est de savoir et etre sur qu'on a une vraie âme d'entrepreneur.
En ce qui me concerne, aussi loin que je me rappelle, je n'ai jamais considéré d'autre axe réellement.
Je prenais Bain comme une formation, ce fut le cas, et je cherchais chez Bain à faire qq chose "par moi même".

Puis j'ai été recruté par un ex Bainee qui était chez Dole, c'était très entrepreneurial puisqu'il n'y a avait rien en Europe, tout à construire. Autonomie parfaite, on partait d'une feuille blanche, c'était de l'intrapreneuriat.

Au bout de 3 ans et une dizaine d'acquisition, ça devenait de l'opérationnel, moins excitant pour moi. j'ai alors cherhé à reprendre un business ou en créer un. Dans le cours de cette recherche, j'ai répondu par le plus grand des hasards à 1 seule annonce que j'avais lu dans le Financial Times (que je lis en gros fois par an). Ils m'ont pris. très bien payé, j'ai bien voyagé à droite et à gauche, mais 6 mois après je cherchais activement un business à reprendre. J'ai vu plusieurs dossiers, suis tombé fin 94 sur Provifruits, que j'ai racheté fin 95 et suis arrivé devant en avril 96.

Voila, donc :

- J'ai toujours voulu entreprendre et être autonome.
- Il a fallu l'opportunité, ça a pris du temps.

Ilan, je suis pas tout à fait d'accord ! j'ai autour de moi de nombreux jeunes qui ont lancé des boites entre 0 et 2 ans après l'école, et ils marchent très bien !

Je suis d'accord sur un point, on est mieux préparer à 30 ans qu'à 25, mais ça n'empeche pas de se lancer à 25. Mais il faut etre très humble et savoir s'entourer.

"Avec le recul, cette expérience m'a apporté l'humilité que je n'avais pas en sortant d'école (on se croit bon alors que l'on a encore rien prouvé) et l'endurance."
C'est tellement vrai Marc H!!

J'étais tellement arrogant avec le recul...
Au bout de la dixième porte claquée, on commence à devenir humble et pugnace.

Je me demande si un entrepreneur peut être à sa place dans du conseil en stratégie. Ne sera t'il pas considéré comme un ovni du "short term business" au milieu de ces têtes pensantes du long term?
Marc H je te suis sur ton analyse: "une approche plus théorique qui cherche à schématiser les concepts, industrialiser le process etc.."

Finalement, c'est sans doute très bien de mixer les compétences dans l'équipe mais il faut être sacrément confiant dans son partenaire qui sort du conseil en strat car il aura tendance à définir la stratégie par définition et donc à prendre le leadership. Or une création c'est 30% de long term et 70% de short term à mon avis. Le cash, toujours le cash ;)


Bonjour,

Je vois avec plaisir que, bien avant de vous connaitre par Photoways, mon premier jeu vidéo sur Amstrad était "Macadam Bumper", un jeu de Ere informatique, vous étiez donc déjà dans le coup ! ;=)

Laurent

Laurent,

J'espère bien qu'après Macada Bumper et Photoways, vous serez client d'un des nombreux produits vendus sur l'un des sites Inspirational Stores : des macarons, des parfums, des parapluies très haut de gamme, du prêt-à-porter, etc, etc !

Pour revenir sur Macadam Bumper, et comment je m'en rappelle ! 1985, le 1er flipper constructible, Rémy Herbulot, qui plus tard lancera Cryo, fit un super boulot. Ere Informatique, dont j'étais actionnaire, fut l'éditeur de ce produit, mais MDG Promotion (mon holding de l'époque) organisa et organisa la campagne de promotion puisqu'il y eu des pages de pub dans différents canards, dont SVM Informatique

J'ai monté un nouveau concept de restauration il y a 1 an et demi, Fishkiss, et j'ai 27 ans.
J'ai passé deux ans chez Mac Do puis Pomme de pain après avoir fait une école de commerce.
J'ai entrepris par passion ( ce qui est à mon avis toujours l'élément déclencheur lorsque l'on à 25 ans , on croit en une idée et on fonce)
En revanche si on se lance jeune il faut forcément plusieurs choses en poche avant d'entreprendre :
- du cash d'avance parce que on va faire des erreurs (à prévoir ds son plan de financement parce que le banquier ne sortira pas d'argent avant que l'on ait fait ses preuves)
- s'entourer correctement effectivement et de préférence avoir un mentor
- se préparer fortement avant le démarrage de l'activité (tableau de bord, plan marketing... avant le démarrage parce que par la suite on n'a plus le temps. Et ces indicateurs permettront de redrésser certains postes qui dans la pratique sont différents de la théorie à laquelle on avait pensée)
- Une "mini" formation (2 ans)dans un groupe dans lequel on voudrait lancer son activité (ça permettra d'éviter les grosses erreurs de départ)
- Sacrifice, sacrifice, sacrifice, autant sur le plan personnel que sur sa rémunération. On vie pour son entreprise jour et nuit au démarrage
- après le démmarage (1 an) faire rentrer un associé actif peut donner un peu de sang neuf à l'entreprise
- Le fait de ne pas être trop formaté par les grands groupe permet à mon avis de fortement innover dans son secteur.

Voici les qq conseils que je me permets en tant que jeune entrepreneur de donner.

Merci Michel

Merci Michel pour cette réflexion.

De mon point de vue, entreprendre à la sortie de l'école est de nos jours une option tout à fait pertinente. Ce n'était pas forcément le cas 10 ou 15 ans en arrière, à une époque où l'on entretenait la psychose de l'échec, et où l'expérience restait le seul critère de prise de décision. Mais aujourd'hui, tout cela a bien changé.

Donc, si l'occasion se présente, je pense qu'il faut savoir la saisir sans trop se poser de questions (justement parce que, comme tu le dis si bien, c'est le moment où il n'y a pas à se poser trop de questions). Même si l'entreprise ne fonctionne pas, cela constituera une excellente formation (beaucoup plus pratique que celle de l'école) pour l'entrepreneur. Et cela ne signifie pas non plus qu'il faut entreprendre à tout prix !

En revanche, je m'interroge personnellement sur la façon de saisir une opportunité quand on a passé 35 ans, que l'on est soutien de famille, et que l'on ne se contente plus de prendre des risques pour soi-seul. Comme tu le dis dans cet article, c'est beaucoup moins simple. J'ai posté un billet dans ce sens sur mon blog, reprenant une partie des réflexions que j'entretiens actuellement.

Toi qui a cette expérience, je serai ravi d'avoir ton éclairage sur le sujet.

Se lancer volontairement dans l'entrepreunariat à 40 ans, alors qu'on a une famille à nourrir, représente in fine plus de risque qu'à 25 ans quand on a un train de vie frugal et des obligations légères.

Alors, même si on est bien plus expérimenté, je dirais qu'on a intérêt à y réfléchir à 3 fois avant de se lancer.

A 25 ans, si on se plante, ce n'est vraiment pas un problème, au contraire même !

Voilà un billet qui me fait plaisir :)
Et qui est d'actualité pour moi. Après beaucoup d'hésitations, je me lance à 40 ans.

Le plus complexe est de concilier la prise de risque ainsi que l'investissement (temps+€) avec son entourage. Laisser tomber un salaire assuré, des horaires fixes, tous les avantages du salariat, sans parler de la tranquillité d'esprit, ce n'est pas simple.

Mais bon, vaut mieux le faire, quitte à se planter, qu'avoir des regrets a vie de ne pas l'avoir fait :)

Michel > Intéressant ce post. Je suis assez d'accord avec Daniel, il y a un vrai problème culturel avec l'entrepreneuriat en France.

Qd est-ce le meilleur moment pour entreprendre ? Qd on en a (vraiment) envie. Si on a l'envie on fait les sacrifices financiers au départ ou en terme de temps passé, de famille...etc

J'ai la chance de travailler avec Boris/Paul de Spartoo, je les trouve très focus business comme tu dirais. Mais tout le monde ne fait pas HEC Entrepreneur non plus. Autre exemple dans la sphère du Panthère's Club : Thierry de Marketing Etudiant - Finance Etudiant - Doc Etudiant a tout juste 23 ans. Il a monté sa boite après ses études et une courte expérience pro et ma foi, il s'en sort bien.

Au final, y'a pas de règle vraiment je crois...

Moi j'ai monté ma boite après 10 ans de salariat j'ai tjrs eu envie de mener ma propre barque sauf que je me suis dis qu'il vallait mieux avoir un peu d'expérience...

Voilà, voilà

/Olivier

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