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« Coup d'Arrêt à la Croissance de l'e-Commerce Américain ! | Main | Aston Martin to Lay Off up to 600 People ! »

December 02, 2008

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Pour "compenser" les perspectives negatives évoquées -et légitimes-, on peut souliger que chaque crise a vue l'emergence d'infrastructures nouvelles sur lesquelles se sont épanouies les entreprises qui y ont survécu : les autoroutes et autres grands chantiers ont toutes été commencées pendant la grande dépression (certes poussées par des régimes politiques totalitaires, mais tout de même). La crise de 2000 a aussi laissé derrière elle des infrastructures de telecommunications sans lesquels les sociétés internets et mobiles d'aujourd'hui ne pourraisent sans doute pas nous proposer de tels services... etc.

Les tours non remplies à Dubaï ça n'a rien à voir avec la crise

C'est tout simplement que les dirigeants locaux ont fondus les cables et lancé des projets démesurés sans se préoccuper de savoir s'il y avait une demande et un marché

Au final ils commencent à comprendre que construire une mégapole à Dubaï n'a pas plus d'intérêt que dans le fin fond du Groenland

Le pire c'est que ça ne crée meme pas de richesse ces travaux car les ouvriers sur place sont traités dans des conditions dignes de la traite négrière du XIXeme...

O tempora, o mores ! (comme on dit vulgairement...).

L'histoire se répète et pourtant on apprend pas grand chose.
La leçon a retenir, s'il en est une, c'est que tout ce que l'on construit, aussi gigantesque soit-il, ne l'est finalement que sur du sable, un clou chasse l'autre...

Mais j'ai peur de croire que les décideurs n'ont pas vraiment pris conscience du réel problème (ou alors si, mais la solution n'existant pas, ils la mettent en sourdine pour ne pas effrayer le petit peuple...). Quand on voit que nos amis Capitaines de l'Industrie automobile américaine ont pris chacun leur jet privé pour aller pleurer misère chez Obama, pour soi-disant sauver leur industrie en danger, on se dit que ceux-là ne sont pas prêt à changer d'un iota leurs conceptions ni leurs habitudes.
Leurs ouvriers sont à la rue ? pas ma faute, ni responsables ni coupables, la faute à la crise.

Mais comment changer un système aussi bien ancré sans tout casser avec les répercussions gigantesques que cela aurait ?... vaste problème.

Oliv' from Energy Trip

Les marchés intérieurs chinois et indiens devraient continuer à se développer, même si le rythme sera certainement moins élevé : ce sont eux la demande de demain.
Quant aux troubles sociaux, ils paraissent inévitables et ils existeraient d'ailleurs déjà plus que l'on ne croit en Chine. En Inde, les menaces terroristes, comme on vient de le voir, s'y ajoutent...
L'une des interrogations reste la criminalité / délinquance, très peu développée en Asie, alors qu'elle est endémique au Brésil, pays le plus inégalitaire au monde. Verra-t-on des favelas chinoises ultra-violentes et versées dans l'économie noire ?

Vivant au Maroc, on commence à sentir un peu les effets de la crise. Si le pays a été très peu touché par la crise financière (la finance islamique est plus saine, car très regardante sur la composition des produits financiers : pas de vente à découvert autorisée par exemple), il y aura forcément un impact économique suite à la crise.

Le 1er impact sera sur le tourisme. Le pays avait lancé un grand plan de développement de ce secteur, et la mauvaise santé financière des européens a déjà remis les objectifs en cause.

Heureusement, une grosse partie du PIB vient de l'agriculture et l'automne ayant été pluvieux, ce secteur devrait très bien se comporter dans l'année à venir.

Il vaut mieux en ce moment jouer son salut à la loterie de la météo qu'à la loterie de la finance :)

A l'occasion de plusieurs séjours en Russie, j'ai pu ressentir chez certaines personnes la nostalgie du régime soviétique (difficulté de s'adapter à l'économie libéral, sentiment d'envie en voyant les plus riches exhiber leurs richesses à outrance, etc...). Je pense que la crise va amplifier ce sentiment et peut-être même gagner les jeunes...

Il y a fort à parier que la crise va toucher plus qu'imaginé les pays en voie de développement. De là à dire qu'ils n'ont pas les connaissances suffisantes pour trouver des solutions, c'est dans le cas des pays sud-américains par exemple une idée que j'éviterai de partager. En effet crises et remèdes administrés sont le lot commun de ce continent depuis 50 ans maintenant. Alors bien sûr, l'effet risque d'être plus brusque pour ceux là, mais sans doute les solutions y seront plus vite trouvées, compte tenu de certains de leurs fondamentaux qui devraient permettre d'appliquer la réorientation nécessaire après cette crise

Car en effet pour être mondiale, elle est sans doute une crise de système. Et par ce biais elle est totalement diffusée sur la planète. Pour reprendre l'exemple des tours de Dubai, il faut y voir une simple extension du dérèglement économique. En effet, ces édifices ont été réalisés au moyen de flux d'argent qui sont issus directement de cette création indue qu'à permis l'emballement de la création de la dette privée. Cet obligation de recycler ces fleuves d'argent qui irriguais le monde se retrouvent dans les même projets immobilier déconnants que vous trouvez de par le monde, y compris dans les pays émergents.
De la même manière, ces opérations de "carry trade" ont été polluer la sphère réelle dans ces pays, soit directement au travers de placements internationaux hautement lucratifs, comme par exemple sur le marché brésilien ou le taux d'application se promène entre 13 et 18% depuis 4 ans maintenant (à titre indicatif, le risque pays sur la turquie dans le même temps se négociais à 7%), ou encore au travers des moyens de consommation offerts, sans commune mesure avec la rémunération du travail, à des populations relativement pauvres, voire pauvres, qui se sont endettées grâce aux cartes Wall Mart et autes Carrefour... Ce sera le deuxième effet crise vraisemblablement, quand toute cette population ne pourra plus honorer ses paiement, sans aucune opportunité de récupération de la créance, la seule valeur négociable pour eux étant leur force de travail, au moment ou le prix de celle ci sera le plus bas. Il y a même sans doute là un rebondisement qui va en surprendre plus d'un, et dont l'intensité, supportée là par les pays du "1er monde", va être destructrice

C'est donc pour cela qu'il va falloir anticiper, selon moi, une période de crise, qui risque d'être assez longue, toute intervention des pouvoirs économique ne devant sans doute que freiner la chute, pour peut être permettre de réorienter les stratégies de développement économiques.
Ce n'est bien sûr qu'un avis personnel, mais étayé par 4 ans de vie au Brésil, qui contrairement à ce que l'on croit bien souvent n'est pas et de loin le pays le plus inégalitaire de la planète, et dont la violence, certe focalisée sur certains points géographique, est bien loin d'être endémique... sauf dans les médias étranger peut être!
Bien à vous

bonjour Michel,
c'est toujours avec bcp d'intérèt que je prends connaissance de toutes ces infos et de tous vos points de vues que je partage !
mais de grâce, n'hésitez pas ! achetez vous l'Aston Martin ! tout le monde comprendra ce beau rève d'enfant....

C'est gentil de penser à mon bonheur cailloux et de me déculpabiliser !

Mais c'est déja fait cailloux, je me suis pris la DBS au 1/43ième !!

about dubai, fresh from NYT:
http://www.nytimes.com/2009/02/12/world/middleeast/12dubai.html?pagewanted=1&_r=1&em

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